HLM évacués à Compiègne : "Il est évident que le trafic de drogue va se déplacer"

À cause du trafic de drogue, 4 000 habitants de Compiègne ont été évacués et la cité murée, en janvier dernier. Luc Poignant, porte-parole du syndicat Unité SGP police FO, a expliqué cette mesure radicale, jeudi sur franceinfo. 

Une femme avait été retrouvée morte dans un bois en décembre dernier dans le Jura. Les enquêteurs viennent de reconstituer son visage.
Une femme avait été retrouvée morte dans un bois en décembre dernier dans le Jura. Les enquêteurs viennent de reconstituer son visage. (FRANCK DUBRAY / MAXPPP)

Évacuer 4 000 habitants d'un quartier. C'est la mesure radicale prise le 5 janvier dernier par l'office HLM de Compiègne, dans l'Oise. Cette décision avait pour but de lutter contre le trafic de drogue dans la cité sensible du Clos-des-Roses. Certains bâtiments étaient squattés pour différents trafics : héroïne, cocaïne et cannabis.

50 000 habitants pour 100 policiers

Les habitants ont donc été priés de quitter les lieux et les entrées des HLM ont été murées. Sur franceinfo, jeudi 12 janvier, Luc Poignant, porte-parole du syndicat Unité SGP police FO a évoqué "une solution d'urgence" qui "n'est pas LA solution". "Il est évident que le trafic va se déplacer", a ajouté le syndicaliste.

Luc Poignant ne s'est pas montré optimiste sur l'efficacité de l'opération. "On peut abattre l'immeuble, les trafiquants iront ailleurs, a-t-il prévenu. Malheureusement, la police ne peut pas investir ces lieux, elle ne peut pas faire son travail".

L'agglomération de Compiègne, c'est 50 000 habitants pour 100 policiers donc c'est une question de moyens. Une trentaine de logements est concernée.

Des HLM de Compiègne évacués et murés à cause du trafic de drogue, Reportage de Yann Gallic.
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