Cet article date de plus de sept ans.

Des mal-logés campent place de la République

Le projet de loi sur le logement présenté par la ministre Cécile Duflot ne convient pas aux associations. Elles reprochent au texte de ne pas résoudre les problèmes des familles mal-logées et craignent que son application provoque une augmentation des loyers.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Nathanaël Charbonnier RF)

Des familles de mal-logés et des militants
de l'association Droit au logement (DAL), sont installés depuis samedi place de
la République à Paris où ils ont annoncé leur intention de camper sous des bâches
une semaine pour protester contre le projet de loi Duflot.

Quelques points positifs

Ils ne sont pas très nombreux, seulement
quelques dizaines de personnes, parmi lesquelles des familles, qui s'inquiètent
du projet de  de loi proposé par la ministre du Logement, et voté le 17 septembre dernier
en première lecture par les députés.

"Il y a quelques points positifs comme
le rallongement prévu sous certaines conditions de la trêve hivernale mais la
plupart du texte nous inquiète, notamment l'encadrement des loyers qui va très
certainement les pousser à la hausse
", a commenté le porte-parole du Dal
Jean-Baptiste Eyraud.

Encore plus de précarité

"Le fait que le bailleur puisse
exiger des pénalités si son locataire ne paye pas est aussi très préoccupant et
va entraîner encore plus de précarité
", a-t-il expliqué.

Le projet de loi Duflot établit d'ici au
1er janvier 2016 une Garantie universelle des loyers (Gul), de manière à
protéger les propriétaires des impayés en se substituant à la caution. Le
financement de cette garantie reste à préciser. L'une des hypothèses serait une
cotisation, payée à parité par bailleurs et locataires.

Concernant les zones géographiques où le
manque de logement est particulièrement important, le texte de loi propose un
encadrement des loyers.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.