Démographie : l'Insee prévoit une baisse de la population française à partir de 2044

A partir de cette année-là, le solde migratoire ne suffira plus à compenser l'excédent des décès par rapport aux naissances.

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Un marché à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 12 septembre 2020. (DAMIEN MEYER / AFP)

La pyramide des âges est en train de changer en France. La population de l'Hexagone va continuer à croître jusqu'en 2044 mais le vieillissement démographique l'entraînera ensuite à la baisse, selon une étude de l'Insee publiée lundi 29 novembre. Dans cette hypothèse dite "centrale", le nombre des naissances devrait rester supérieur à celui des décès jusqu'en 2035, puis l'apport de l'immigration devrait permettre à la population de continuer à croître légèrement – malgré un solde naturel devenu négatif –, jusqu'à atteindre un pic de 69,3 millions d'habitants en 2044.

A partir de 2044, le solde migratoire ne suffira plus à compenser l'excédent des décès par rapport aux naissances et la population devrait commencer à réduire. Dans un peu moins de 50 ans, en 2070, la France pourrait alors compter 68,1 millions d'habitants. Soit à peine plus que les 67,4 millions d'aujourd'hui, mais avec une pyramide des âges très différente : on comptera 5,7 millions de seniors de plus de 75 ans de plus qu'aujourd'hui, et à l'inverse 5 millions de moins de 60 ans de moins.

Une évolution qui dépend du taux de fécondité et du solde migratoire

Ces projections sont établies grâce à l'hypothèse d'un taux de fécondité qui se maintiendrait autour de son niveau actuel, soit 1,8 enfant par femme. Si ce taux remontait à 2,0, alors la France compterait dans cinq décennies 4,1 millions d'habitants de plus que dans le "scénario central". A l'inverse, s'il baissait à 1,6, on compterait 4 millions d'habitants de moins en 2070. Les résultats peuvent également beaucoup varier si l'on retient d'autres hypothèses en matière de solde migratoire et d'espérance de vie, ce qui amène à une population totale en 2070 allant de 58 millions d'habitants dans le pire des cas, à 79,1 millions "si toutes les évolutions favorables se combinaient", selon l'Insee.

Quelles que soient les hypothèses retenues, le "rapport de dépendance démographique" – c'est-à-dire le ratio entre les plus de 65 ans, majoritairement retraités, et les 20-64 ans, majoritairement actifs –, va nettement se dégrader d'ici à 2040 : il passera de 37 retraités pour 100 actifs aujourd'hui à une fourchette comprise entre 48 et 53. 

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