Copé accuse Bayrou et Hollande de ne "pas avoir respecté le temps du deuil"

Le secrétaire général de l’UMP renouvelle ses attaques, après les drames de Toulouse et de Montauban. Jean-François Copé avait déjà visé le candidat socialiste ce matin dans la presse, et l’UMP avait lancé l’offensive dés hier. L'équipe Hollande réplique vivement.

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Lors d’un point de presse en fin de mâtiné, Jean-François Copé a accusé "un certain nombre de candidats" à l'élection présidentielle de ne pas avoir "respecté le temps du deuil". "Je pense à François Bayrou qui, alors même que personne n'avait d'éléments sur l'origine de ce drame, a fait des raccourcis regrettables [...]. Je pense au double langage de François Hollande" , a ajouté le patron de l’UMP.

Dans le Figaro ce matin

Dans une interview au Figaro ce matin, Jean François Copé s’en prenait déjà à François Hollande, mais aussi aux Verts, François Bayrou et Marine Le Pen. Il se disait  "très choqué par les tentatives pour instrumentaliser" les tueries de Toulouse et Montauban. Il accusait notamment François Hollande de n'avoir "jamais fait de la sécurité une priorité de son projet". Avant d’ajouter : "Le PS vient donner des leçons alors qu'il s'est opposé à la totalité des mesures de sécurité que nous avons votées et mises en œuvre, depuis les peines-planchers jusqu'à la rétention de sûreté, en passant par les caméras de surveillance dans les villes".

L'équipe Hollande outrée

Dans un communiqué, Delphine Batho, une des porte-parole du candidat PS écrit : "Honte à Jean-François Copé. Honte à ceux qui polémiquent au moment même où des policiers interviennent et sont blessés" . Elle assure que "les Français jugeront très sévèrement Jean-François Copé comme tous ceux qui auront voulu briser l'unité de la République face à l'épreuve du terrorisme".

Rosso-Debord dés hier   

Le déléguée générale adjointe de l’UMP Valérie Rosso-Debord avait de son coté attaqué François Hollande dés hier après-midi en le mettant dans le même sac que Marine Le Pen. Dans un communiqué, elle accusait les candidats socialiste et Front national de "tenter d'instrumentaliser à leur petit profit politicien" les tueries de Montauban et de Toulouse" . Et de reprocher également à François Hollande de s’être opposé pendant cinq ans à l’Assemblée à la politique de Nicolas Sarkozy en matière de prison, de terrorisme et d’immigration.