Camp décolonial à Reims : "Cela ne doit pas servir à des constructions idéologiques dangereuses"

Un camp d'été décolonial s'ouvre ce jeudi à Reims. Il s'agit d'un séminaire de formation à l'antiracisme réservé uniquement aux victimes du "racisme d'Etat" selon les termes des organisateurs, excluant les personnes blanches de peau.

Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l\'antisémitisme
Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (PATRICK KOVARIK / AFP)

Un discours que ne peut cautionner Gilles Clavreul le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. "Le racisme d'Etat, c'est le régime nazi, c'est l'apartheid. Cela ne peut pas s'appliquer à la République française. Ce procès d'intention, on ne peut pas l'accepter."

Sur franceinfo, il a expliqué que l'argument du "racisme inversé" avancé par les organisateurs "est encore du racisme". "A partir de quel degré de métissage on passe d'une catégorie à l'autre ? Cela n'a aucun fondement scientifique. Cela ne doit pas servir à des constructions idéologiques que je crois extrêmement dangereuses."

Le séminaire se déroule jusqu'au dimanche 28 août au Centre international de séjour de Reims. Le programme comprend des formations, ateliers et tables rondes pour "construire des résistances", allant de la "lutte anti-négrophobie" au "féminisme décolonial" en passant par la désobéissance civile.