"C'est une carte qui est aux alentours de 10 000, 12 000 euros" : les prix flambent autour des cartes Pokémon

Jeudi soir, plus d’une centaine de cartes Pokémon sont exclusivement proposées aux enchères à Paris. Une première vente très attendue par les passionnés, avec notamment une carte estimée à plusieurs milliers d’euros.

Article rédigé par
Matthieu Bonhoure - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Pierre Louis, aka Price Pokemon, collectionne des cartes Pokémon depuis 5 ans, dans ses mains un Dracaufeu première édition. (MATTHIEU BONHOURE / RADIO FRANCE)

Vous en avez sûrement déjà tenu entre vos mains, soit pour en devenir l’heureux propriétaire soit pour ravir des enfants impatients. Pierre-Louis, lui n’a pas eu la chance d’en posséder dès la cour de récré, ce qui ne l’empêche pas, à 25 ans, d’être devenu l’un des plus grands collectionneurs français de carte Pokémon. "J'ai connu Pokémon dans la cour de récréation en maternelle. Ne pas en avoir eu à l’époque, peut-être que ça a participé à ma nostalgie et à mon envie, aujourd'hui, en tant que jeune adulte avec un petit peu plus de moyens, de tout simplement vouloir en acquérir", explique celui qui a commencé à les collecter il y a cinq ans.

"Ça a toujours été très difficile de trouver certains objets rares. Intrinsèquement, ça va de quatre à cinq exemplaires et ça va jusqu'à des dizaines de milliers, centaines de milliers d'exemplaires sur des cartes récentes."

Pierre-Louis, collectionneur de cartes Pokémon

à franceinfo

La magie opère dans la chambre de Pierre-Louis où des figurines Pokémon sur les étagères et des cartes scellées sous plastique s'empilent dans des sacs. "On va se retrouver avec des boosters du set de base encore fermés et que je ne compte pas ouvrir puisque ça a plus de valeur fermé qu'avec les cartes qu'on va potentiellement trouver à l'intérieur", décrit-il en montrant du doigt son armoire.

La chasse au Dracaufeu 

Il garde ses cartes plastifiées et certifiées par des entreprises tierces dans de grands classeurs. Dans le lot, il en saisit une bien particulière. Cette carte, c'est un Dracaufeu première édition qui date de 1999. "C'est une carte qui est aux alentours de 10 000, 12 000 euros", abonde Pierre-Louis.

Un des classeurs de Pierre Louis, rempli de cartes rares et certifiés. (MATTHIEU BONHOURE / RADIO FRANCE)

Et il n’est pas le seul passionné. La franchise Pokémon qui souffle ses 25 bougies cette année est au centre de l'attention. Depuis quelques années, la valeur des cartes s’envole alors que de plus en plus de collectionneurs apparaissent. La maison Vermot et Associés propose même jeudi 10 juin dans la soirée une vente aux enchères dont elles seront les seules reines.

"La culture de ces jeunes, c'est cette culture-là. Vous demandez qui est Delacroix ? Personne ne saura. Par contre, vous demandez qui est Pikachu, je pense que la plupart des gens connaissent."

Florian Bourguet, expert en culture populaire pour Vermot et Associés

à franceinfo

D’ailleurs, Florian Bourguet l’assure : il n’y a pas que la rareté qui compte. "On devient un petit peu nostalgique. On a envie de retrouver ce qu'on n'a pas pu avoir quand on était enfant. Et qu’est-ce qu'on n'a pas pu avoir dans la cour d'école ? C'était la Dracaufeu." 

Une des cartes qui doit être mise en vente par Vermot et Associés, le jeudi 10 juin 2021. (MATTHIEU BONHOURE / RADIO FRANCE)

"Ce qui nous intéresse, c'est aussi d'aller vers le goût des gens, de trouver des nouvelles clientèles, des jeunes", poursuit Nathalie Vermot, commissaire-priseur de cette vente. Car pour Vermot et Associés, qui veut devenir une référence, un gage de confiance dans l'estimation des prix, la multiplication par 20 des prix de vente en deux ans n'est pas qu'une mode. 

Cette première initiative marque un tournant dans l'univers des collectionneurs Pokémon. L'estimation basse de cette vente est de 33 000 euros.

Cartes Pokémon aux enchères : reportage de Matthieu Bonhoure
écouter

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Société

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.