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Après une légère pause, le chômage repart à la hausse en juin

Après la pause du mois de mai, le chômage repart à la hausse en juin. La France compte désormais 3.279.400 demandeurs d'emplois de catégorie A, c'est 14.900 de plus qu'au mois de mai. Mais d'après le gouvernement, cette "progression modérée" confirme "une amélioration sur le front du chômage". L'objectif reste toujours l'inversion de la courbe du chômage d'ici la fin de l'année.
Article rédigé par Antoine Krempf
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (IDÉ)

La France est confrontée à sa 26e hausse consécutive du nombre de demandeurs d'emplois. D'après les chiffres du ministère du Travail, le chômage a augmenté de 0,5% au mois de juin. Les listes de Pôle emplois ont enregistré 14.900 nouveaux inscrits en catégorie A (sans emploi et à la recherche d'un CDI).

Si l'on tient compte de l'activité réduite, c'est-à-dire l'ensemble des catégories de chômeurs, le nombre de demandeurs d'emplois reste quasi stable : 4.799.700 en France métropolitaine, soit une hausse de 4.100 personnes. (5.092.700 si l'on prend en compte l'Outre-mer).

"Une amélioration sur le front du chômage " ?

Dans son communiqué, le ministère du Travail salue une "progression modérée du nombre de demandeurs d'emplois " qui "confirme une amélioration sur le front du chômage, même si elle ne traduit pas encore l'inverstion durable de la courbe du chômage qui est l'objectif des prochains mois ".

Avec une hausse de 0,5%, la hausse reste tout de même assez marquée. "Ce n'est pas une surprise ", affirme Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques. 

Moins de jeunes chômeurs mais plus de longue durée

La relative bonne surprise vient donc du chômage chez les moins de 25 ans. Dans cette catégorie, le nombre de demandeurs d'emploi est en baisse de 0,3 % au mois de juin. C'est le deuxième fois consécutif de baisse chez les jeunes. D'après le gouvernement, c'est un "phénomène inobservé depuis le début 2011 ". Le ministère du Travail y voit le début des effets de sa politique en faveur de la formation. 

Le principal point noir de ces chiffres reste le chômage de longue durée. D'après Eric Heyer, "plus longtemps on reste au chômage, plus la probabilité de retrouver un emploi est faible". Or, les demandeurs d'emploi de plus d'un an augmentent de 1,4% en juin dernier et ceux de plus de trois ans bondissent de 1,7%.

 

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