Une chaîne humaine à Paris pour réclamer l'arrêt du nucléaire

Un sondage mené pour Sud-Ouest Dimanche, deux ans après la catastrophe de Fukushima au Japon, indique que 42% des Français sont inquiets vis-à-vis du nucléaire. 

La centrale nucléaire de Civaux dans la Vienne, le 5 février 2012.
La centrale nucléaire de Civaux dans la Vienne, le 5 février 2012. (CITIZENSIDE.COM / AFP)

Une chaîne humaine pour marquer le deuxième anniversaire de la catastrophe de Fukushima. Des militants du Réseau sortir du nucléaire ont manifesté samedi 9 mars à Paris pour exiger l'arrêt de l'exploitation de cette énergie en France. Selon les organisateurs, 20 000 manifestants s'étaient rassemblés près de lieux symboliques comme le ministère de l'Economie ou les sièges d'Areva et d'EDF. 

"Cette chaîne est un message de solidarité envoyé au peuple japonais" et "un message d'indignation adressé aux décideurs qui nous imposent un système mortifère au nom d'étroits intérêts économiques et nationalistes", a indiqué l'organisation dans un communiqué.

 Les centrales nucléaires inquiètent 42 % des Français

Selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest Dimanche, 42% des Français se disent inquiets à propos des centrales nucléaires de l'Hexagone. Tout en restant relativement élevé, le niveau d’inquiétude suscitée par les centrales nucléaires françaises a néanmoins sensiblement reflué depuis deux ans, constate le journal. En effet, la proportion de Français inquiets a reculé de 14 points depuis l'enquête menée deux semaines après l'accident nucléaire de Fukushima.

Dans le détail, le niveau d’inquiétude varie assez peu selon les tranches d’âge ou la catégorie socioprofessionnelle. En revanche, seulement 33% des hommes ressentent de l’inquiétude, quand elles sont 50% parmi les femmes. C'est dans les rangs des sympathisants d’Europe Ecologie Les Verts que l’inquiétude est la plus forte (66%), quand elle est partagée par près d’un sympathisant du PS ou du Front de Gauche sur deux (48% et 49%) et largement minoritaire à droite: 28% à l’UMP et 35% au FN.

 

Sondage réalisé par téléphone les 7 et 8 mars 2013 auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et basé sur la méthode des quotas.