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Le Comité d'éthique rend un avis négatif sur les assistants sexuels

Le comité d'éthique a rendu mardi un avis négatif à l'aide sexuelle des handicapés. Une assistance réclamée par les associations et les personnes en situation de handicap. Le comité redoute un risque de "dérives" et refuse de faire de l'aide sexuelle une situation professionnelle. Les associations soulignent que ce service existe déjà dans plusieurs pays européens.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
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  (Maxppp)

L'aide sexuelle aux handicapés peut aller de l'assistance érotique
aux caresses, contact corps à corps voire jusqu'au rapport sexuel. En pratique elle existe déjà dans des pays en Europe tels que l'Allemagne, les Pays Bas, la Suisse et le Danemark. 

Le Comité national consultatif d'éthique a rendu mardi un avis négatif pour l'autorisation de cette pratique en France. Il avait été saisi de ce sujet par Roselyne Bachelot, alors qu'elle était ministre des Solidarités et des cohésions sociales. 

Dans son
avis publié sur son site
, il souligne les
risques important de dérives, en rejetant tout "angélisme". " D'une
part, les bénéficiaires sont des personnes vulnérables et susceptibles d'un
transfert affectif envers l'assistant sexuel
" , relève-t-il. D'autre part,
rien ne peut assurer que ce dernier ne va pas lui-même se rendre vulnérable*

  • " par une trop grande implication personnelle dans son service " .

Le CCNE préconise une formation à la sexualité des patients

Le CCNE considère  qu'" il n'est pas possible de faire de
l'aide sexuelle une situation professionnelle comme les autres en raison du
principe de non utilisation marchande du corps humain.
" Les associations
qui réclament la mise en place de services d'aidants sexuels contestent leur
assimilation à de la prostitution. Il est pourtant difficile de qualifier cette aide autrement, " sauf à
en faire une activité non rémunérée
" , note le Comité national consultatif d'éthique.

Néanmoins, le comité préconise une formation des personnels soignants et éducatifs à la sexualité des patients. Cette formation doit notamment avoir  "un côté technique (par exemple faciliter les relations physiques entre personnes handicapées, ou l'accès à des moyens mécaniques de satisfaction sexuelle)". 

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