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Faux amis et faux "followers", le marché noir des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont devenus incontournables. Tellement essentiels que les entreprises et les marques sont pratiquement obligées d'y être présentes. La guerre est déclarée. C'est à qui aura le plus d'amis, de "fans", de "likes" ou de "followers". Quitte à faire appel à des agences qui proposent de vendre cette notoriété sur le net. Un marché noir est en marche.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Fotolia.com)

Facebook,
Twitter, Instagram, Youtube : c'est l'obsession grandissante de plus en
plus d'entreprises en France. Etre visible sur internet et sur les réseaux
sociaux. Montrer une image moderne, toujours à la pointe des nouvelles
technologies, mais pas seulement. Cela peut aussi permettre de toucher un nouveau réservoir d'écoute, communiquer d'une autre manière, surveiller la concurence,...

Louis-Serge
Real del Sarte est consultant en réseaux sociaux d'entreprise et fondateur de RealClic,
cabinet de conseil en Social Network Strategy. Et pour lui, internet est surtout un "vecteur
de communication"
mais aussi un moyen de "surveiller ses salariés : sont-ils nuisibles ou de bons ambassadeurs de l'entreprise ?" .

En France,
le mouvement est en marche mais il peine un peu à réellement se former. Parmi les
millions de sociétés qui forment le tissu économique français, seules 4,2% des
entreprises ont une connexion avec un réseau social. D'après cette étude disponible
sur le site Le Journal du Net
, nous occupons la 4e place en Europe
derrière l'Angleterre (6%), l'Italie (5,6%) et la Suède (5,4%). Une entreprise
française compte en moyenne 102 "fans" Facebook et 33 "followers"
Twitter.

Possible d'acheter
une notoriété sur Internet

Les réseaux
sociaux tellement indispensables qu'un marché s'est développé. Il est aujourd'hui
possible d'acheter des "fans" sur Facebook ou des "followers"
sur Twitter. C'est ce que démontre une étude de l'agence de marketing en ligne
Heaven, détaillée sur le site internet du journal Les Echos. Certaines agences,
aux Etats-Unis en particuliers, sont même devenues spécialistes. Des fraudeurs
créent des fausses pages Facebook ou Twitter et deviennent immédiatement "fan"
de la page souhaitée. Ainsi, pour un peu moins de 18 dollars, vous pouvez
acquérir 1.000 "fans" ou "likes" sur Facebook. Comptez
un peu mois de 3 dollars pour 1.000 "followers" sur Twitter. Une
pratique illégale mais rentrée dans les pratiques sur internet, explique Louis-Serge
Real del Sarte.

Et puis il
y a encore plus simple : Ebay par exemple ! Pour un peu moins de 15 euros,
vous pouvez ainsi vous offrir 15.000 followers. "Achat immédiat, top fiabilité, professionnel" rajoute même le site de vente en ligne.

Les "fakes",
une pratique connue de tous

Certaines
entreprises sont devenues des stars sur les réseaux sociaux. Coca Cola est (de
loin) la société la mieux représentée sur Facebook avec plus de...50 millions de "likes" ! En France,
Total par exemple en comptabilise plus de 11.530 et le compte Twitter de GDF
SUEZ est "suivi" par plus de 2.500 personnes.

Cependant,
il existe un moyen de débusquer les menteurs sur Twitter. Le petit moteur de
recherche Fake Follower Check vous permet, avec le nom d'un compte, de savoir
combien de "followers" sont faux, inactifs ou légitimes. Et comme
on est totalement honnête à franceinfo.fr, voici l'état des lieux
de notre .

 

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