Belgique : ils travaillent une puce greffée sous la peau

En Belgique, une entreprise a implanté une puce électronique sous la peau de ses employés. Elle remplace notamment les badges d'entrée, mais il y a aussi des risques dans la protection de la vie privée.

France 3

Cet employé n'a plus besoin de badge pour entrer au bureau. Un simple effleurement de la main suffit, car il a sous la peau une puce électronique de la taille d'un grain de riz. Huit salariés sur douze de la société Newfusion à Malines, en Belgique, ont accepté de se faire placer sous la peau un implant électronique permettant d'ouvrir la porte de leur bureau, d'utiliser la photocopieuse ou encore de démarrer une session sur leur ordinateur.

Inquiétude

"Tous les deux ou trois jours, les salariés perdaient leur badge. C'est ce qui nous a fait réfléchir pour trouver une solution, et on a abouti à cette idée", explique Vincent Nys, le directeur de cette société spécialisée dans les nouvelles technologies. La puce est implantée sous la peau à l'aide d'une seringue. Elle contient le nom, le prénom, le numéro de téléphone du salarié, mais d'autres données pourraient être enregistrées.

Les défenseurs des droits de l'Homme et de la vie privée s'inquiètent de ce qui pourrait, selon eux, constituer une dérive inquiétante. "Cela permet à l'employeur de surveiller les allées et venues de l'employé et on pourrait en tirer des statistiques sur la rentabilité de tel ou tel autre employé", affirme Alexis Deswaef, président de la Ligue des droits de l'homme de Belgique.

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Une puce à implanter sous la peau, présentée à l\'IFA, le salon de l\'électronique de Berlin, en 2015.
Une puce à implanter sous la peau, présentée à l'IFA, le salon de l'électronique de Berlin, en 2015. (JOHN MACDOUGALL / AFP)