Le PDG d'Arianespace souhaite que les lancements de satellites institutionnels européens soient confiés à la fusée Ariane 6

Lors de la présentation des voeux d'Arianespace, le PDG Stéphane Israël a demandé mercredi que l'on applique une préférence européenne pour les lancements de satellites institutionnels européens.

Une fusée Ariane 5 décolle du centre spatial de Kourou, en Guyane française, le 25 janvier 2018.
Une fusée Ariane 5 décolle du centre spatial de Kourou, en Guyane française, le 25 janvier 2018. (JM GUILLON / ARIANESPACE)

Stéphane Israël, le PDG d'Arianespace, a demandé, mercredi 9 janvier lors de la présentation des voeux d'Arianespace, que l'on applique une préférence européenne pour les lancements de satellites institutionnels européens (gouvernementaux, militaires ou scientifiques). "Quelles ambitions, quels grands programmes satellitaires voulons-nous porter ? Une fois que ces programmes existent, qui va les lancer ? s'est demandé Stéphane Israël. Dans ce monde où les Américains lancent américain, les Chinois lancent chinois, les Russes lancent russe, je formule une proposition simple : les Européens lancent européen."

Rester compétitif face à la concurrence américaine

Stéphane Israël évoque ainsi un recours à la future fusée Ariane 6, dont le tir inaugural est prévu en 2020. Ce lanceur est censé, par son coût baissé de moitié, permettre à l'Europe de rester compétitive face à la concurrence américaine. Aujourd'hui, Ariane lance 70% de satellites commerciaux et 30% de satellites gouvernementaux ou institutionnels. "Un des secteurs très importants de notre activité ce sont les lancements institutionnels. Il y a un retour du vol habité pour les Américains qui va leur profiter", a ajouté Stéphane Israël.

Pour 2018, "Arianespace a réalisé un bilan tout à fait remarquable", a commenté le dirigeant. Il a reconnu malgré tout que "le marché commercial a été très calme depuis deux à trois ans. Peu d'opportunités se sont présentées." "L'an dernier nous avons capturé huit satellites de télécommunication, ce qui représente nettement plus que 50% de parts de marché. En 2019, nous espérons un rebond du marché. Nous avons plusieurs signes qu'un certain nombre de projets devraient se matérialiser. Nous pensons que le marché sera plus porteur."