La capsule spatiale Starliner de Boeing a atterri après avoir échoué à rejoindre l'ISS

L'agence spatiale américaine, la Nasa, doit désormais décider si le retour sans dommage de la capsule suffira à prouver que c'est un véhicule sûr pour y placer des équipages humains. 

La capsule spatiale Starliner de Boeing atterrit sur la base de White Sands, dans le désert du Nouveau-Mexique (sud-ouest des Etats-Unis), dimanche 22 décembre 2019.  
La capsule spatiale Starliner de Boeing atterrit sur la base de White Sands, dans le désert du Nouveau-Mexique (sud-ouest des Etats-Unis), dimanche 22 décembre 2019.   (AUBREY GEMIGNANI / NASA / AFP)

Mission non accomplie pour Boeing. Dimanche 22 décembre, sa capsule spatiale Starliner a atterri dans le désert du Nouveau-Mexique, aux Etats-Unis, à l'issue d'une mission écourtée. Destinée à rejoindre la Station spatiale internationale (ISS), elle n'a pas atteint son objectif, la faute à plusieurs minutes de navigation erronée, qui ont allégé ses réserves de carburant.

Starliner aurait en réalité dû s'amarrer à l'ISS samedi, mais un problème d'horloge lui a fait rater l'orbite prévue. Boeing et la Nasa ont donc écourté la mission qui aurait dû durer huit jours en tout.

Les images retransmises par la Nasa ont montré le retour sur Terre de la capsule, sans équipage à bord, de nuit, après une descente ralentie par trois grands parachutes. 

Ce test devait être une répétition générale avant l'envoi d'astronautes. L'échec partiel de la mission est un revers pour le géant de l'industrie aérospatiale, dont la réputation est ternie par deux accidents en mars de son avion vedette 737 MAX, et pour la Nasa, qui compte sur ce véhicule pour envoyer dès 2020 ses astronautes dans l'ISS. L'agence spatiale américaine veut ainsi rompre la dépendance envers la Russie, seul pays depuis 2011 à envoyer dans l'espace des vaisseaux habités, les Soyouz.

La Nasa doit désormais décider si le retour sans dommage de la capsule suffira à prouver que c'est un véhicule sûr pour y placer ses équipages. Le patron de l'agence spatiale américaine, Jim Bridenstine, n'a rien exclu. Sur Twitter, ce dernier a d'ailleurs félicité la Nasa et Boeing pour le succès de l'atterrissage, lequel s'est déroulé sans problème.