Trois planètes "potentiellement habitables" découvertes par des chercheurs

L'étude a été publiée dans la revue "Nature", lundi 2 mai. Ces planètes sont situées à 40 années-lumière de la Terre, donc aujourd'hui hors de portée de l'être humain.

Les huit principales planètes du système solaire tournant en orbite autour du Soleil.
Les huit principales planètes du système solaire tournant en orbite autour du Soleil. (MARK GARLICK / SCIENCE PHOTO LIBRA / MGA / AFP)

Trois exoplanètes "potentiellement habitables", c'est-à-dire propices à la vie, ont été découvertes en orbite d'une petite étoile à 40 années-lumière de la Terre, rapporte une étude publiée dans la revue Nature (en anglais), lundi 2 mai. Cette découverte des chercheurs de l'université de Liège (Belgique) a été réalisée dans le cadre du programme européen prototype nommé Speculoos. Et cela, grâce au télescope robotique de l’université de Liège, Trappist, installé depuis 2010 à l’Observatoire européen austral de La Silla, au Chili, relaie La Libre.

Pour rappel,  il y aurait plusieurs centaines de milliards de planètes habitables, rien que dans notre galaxie, la Voie lactée. Et les exoplanètes sont tellement lointaines qu'il est quasi-impossible de les observer directement et qu'il est impensable de s'y rendre. En tout cas pour le moment. En attendant, francetv info liste trois choses à savoir sur cette découverte, qui reste pour le moment à prendre avec des pincettes. 

Des planètes de taille similaire à la Terre

Les trois planètes observées, qui transitent autour d'une étoile naine ultra-froide, offrent pour la première fois la possibilité "de trouver des traces chimiques de vie en dehors de notre système solaire", selon les chercheurs. Les planètes découvertes sont "de taille similaire à la Terre, potentiellement habitables et propices aux études atmosphériques détaillées avec la technologie actuelle", a déclaré à l'AFP Michaël Gillon, coauteur de l'étude.

Une possible présence d'eau liquide

Selon les chercheurs, deux des trois planètes sont en orbite près de l'étoile, tandis que la troisième se situe probablement dans la zone habitable de Trappist-1. Cette zone, où il ne fait ni trop chaud ni trop froid, ce qui permet de maintenir l'eau sous une forme liquide, peut permettre le développement d'une forme de vie telle que nous la connaissons sur Terre. Cette planète peut "potentiellement abriter de la vie sur toute sa surface", explique le chercheur.

Les deux autres planètes, plus proches de l'étoile (donc très soumises aux radiations), "sont trop chaudes pour cela, mais pourraient avoir des zones d'habitabilité, avec des températures suffisamment basses pour permettre l'existence d'eau liquide et peut-être de vie".

A condition, néanmoins, que ces deux planètes présentent toujours la même face à leur étoile, ce qui est loin d'être établi, précise Le Monde, qui met d'ailleurs en doute le caractère "habitable" de ces planètes. D'autant que l'on ignore les masses exactes et les compositions (rocheuse, gazeuse...) de ces astres.

Bientôt des nouvelles de leur atmosphère

La température, la taille et la possible composition de ces nouvelles planètes les rapprochent fortement de la Terre, selon les chercheurs. Mais il faudra donc attendre de définir avec exactitude leur masse, leurs caractéristiques atmosphériques (si elles ont une atmosphère) pour savoir si elles sont réellement propices à la vie.

Des informations que les chercheurs pourraient obtenir "relativement rapidement" grâce à la technologie actuelle, "d'ici cinq à dix ans, notamment avec le télescope spatial James Webb qui sera lancé en 2018", selon Michaël Gillon.