VIDEO. Sans l'aide de son frère, Stromae "se serait sans doute suicidé" à cause d'un antipaludique

Le musicien belge raconte avoir "subi des effets secondaires du Lariam", dans le documentaire "Malaria Business", diffusé sur France Ô le 29 novembre.

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Stromae raconte avoir souffert de graves effets secondaires en 2015 , dans le documentaire Malaria Business qui sera diffusé sur France Ô, le 29 novembre. Le chanteur belge a pris du Lariam, un antipaludique décrié, durant sa tournée en Afrique. "J'étais stressé, j'étais épuisé. Tout prédisposé à péter un plomb, ça c'était sûr, mais l'accélérateur c'était le Lariam, témoigne-t-il, dans un extrait obtenu par Pure People. Pendant les concerts, je ne m'en rendais pas compte, on n'a pas le recul. C'est de la paranoïa, c'est plein de trucs."

"Je me serais sans doute suicidé cette nuit-là"

Stromae explique que l'un de ses frères a alors "eu le déclic". "Il s'est rendu compte qu'il y avait un truc qui n'allait pas. Et je pense que s'il n'avait pas été là, je me serais sans doute suicidé cette nuit-là. Ca c'est sûr, poursuit le chanteur. Je pèse bien mes mots quand je vous dis ça. S'il n'avait pas été là, je ne pense pas que je pourrais vous parler aujourd'hui."

Deux ans plus tard, l'interprète de Formidable est "encore sensible aux crises d'angoisse" et a parfois dû "retourner d'urgence à l'hôpital". "J'ai peu de regrets dans ma vie, mais si je pouvais revenir en arrière et éviter de prendre du Lariam, je le ferais sans hésiter", expliquait-il à Marianne en septembre. Selon Le Parisien, une action collective s'apprête à être lancée en France pour faire interdire cet antipaludique.

Le chanteur Stromae au festival de Coachella, à Indio (Californie, Etats-Unis), le 19 avril 2015.
Le chanteur Stromae au festival de Coachella, à Indio (Californie, Etats-Unis), le 19 avril 2015. (RICH FURY / AP / SIPA)