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Vidéo "Quand on sort d'une maraude on est changé" : Ce jeune boulanger est bénévole aux Restos du cœur depuis dix ans

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Durée de la vidéo : 4 min.
Depuis dix ans, Pierre est bénévole aux Restos du cœur. Plusieurs soirs par mois, il effectue des maraudes dans les rues de Marseille. Brut l'a suivi le temps d'une nuit.
BRUT
Article rédigé par
France Télévisions

Depuis dix ans, Pierre est bénévole aux Restos du cœur. Plusieurs soirs par mois, il effectue des maraudes dans les rues de Marseille. Brut l'a suivi le temps d'une nuit.

"Une maraude, l'idée ce n'est pas seulement de donner à manger, c'est aussi de donner à manger pour créer du lien." C’est ainsi que Pierre, 25 ans et membre des Restos du cœur, définit la tache bénévole qu'il effectue depuis dix ans. Plusieurs soirs par mois, ce jeune boulanger marseillais offre un peu de réconfort aux nombreux sans-abri que comptent les quartiers nord de la cité phocéenne. En plus de l'alimentation, les bénévoles proposent aux personnes sans-abri des vêtements, des couvertures ou encore des kits d’hygiène. Une aide bienvenue de la part de ces démunis dont la plupart se battent pour obtenir chaque soir une place d'hébergement en urgence. "Je me sens bien, un peu de chaleur, un peu de réconfort et puis c'est le fait de se remonter le moral, pouvoir parler… Comme ça fait longtemps que suis à la rue, c'est un peu dur", témoigne Amid, sans-abri depuis 26 ans.

"Quelqu’un ne sort pas de la pauvreté avec un repas"

Khalid, son compagnon d'infortune estime également qu'"il y a plein de choses biens avec ce que font les maraudes et ce qui a été fait pour aider ceux qui sont en galère." Pourtant, "il y a encore beaucoup de travail à faire", explique-t-il. "Mais pas de la part des maraudes, de la part de ceux qui dirigent la France et les différentes villes." Selon Pierre, "quelqu'un ne sort pas de la pauvreté avec un repas mais on sort de la pauvreté par un suivi de long terme, par tout un tas d'actions qu'on peut mettre en place." En 2017, 38 % des personnes aidées par l'association étaient des mineurs et 50 % avaient moins de 25 ans. "On a beaucoup plus de jeunes qui viennent aux Restos du cœur et puis on voit aussi beaucoup de travailleurs précaires. Moi c'est quelque chose qui ne m'arrivait pas quand j’ai commencé. On voyait des gens qui n'avaient pas de boulot, maintenant on voit des gens qui ont un boulot, parfois même un CDI", déplore le jeune homme. L'année dernière, 130 millions de repas ont été distribués par les Restos du cœur.

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