Un vaccin contre le cancer chez les souris pourrait être transposé à l'homme

Cette méthode permettrait de réduire de 80 % la taille de certaines tumeurs.

Une souris subit une injection de Bisphénol A, le 21 mai 2010 à New Haven (Etats-Unis).
Une souris subit une injection de Bisphénol A, le 21 mai 2010 à New Haven (Etats-Unis). (SHANNON STAPLETON / REUTERS)

Pour l'instant, ce vaccin contre le cancer inventé par des chercheurs américains n'est efficace que chez les rongeurs. Mais ses résultats sont si prometteurs que ses auteurs comptent beaucoup sur lui pour faire avancer la lutte contre les cancers du sein, du côlon, des ovaires ou du pancréas chez l'humain.

Concrètement, le vaccin entraîne le système immunitaire à attaquer les tumeurs présentant la protéine MUC1 à leur surface. Cela permet de réduire leur taille de 80 %, selon une étude publiée lundi 13 décembre dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences.

Des tests cliniques envisagés pour 2013

Or, cette protéine est présente dans 70 % des types de cancers les plus mortels, et dans 90 % des cancers du sein dits "triple-négatifs", qui sont insensibles aux traitements hormonaux. "Ces tumeurs triple-négatives sont diagnostiquées chaque année chez 35 000 patientes rien qu'aux Etats-Unis", a souligné Geert-Jan Boons, coauteur de l'étude et professeur de chimie au Centre contre le cancer de l'université de Géorgie cité par l'AFP.

Transposé à l'homme, ce vaccin pourrait être utilisé en complément d'une chimiothérapie et comme mesure préventive chez les sujets à risque. Il est actuellement en phase de test sur des cellules cancéreuses humaines en laboratoire. Des tests cliniques pourraient commencer fin 2013.