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Un équipement de pointe pour lutter contre le cancer du sein, l'Intrabeam, a été inauguré le 3 septembre à Nantes

L'appareil fonctionne pour la première fois en France avec l'exemplaire installé au centre de lutte contre le cancer Nantes Atlantique René Gauducheau.Il permet dorénavant de préatiquer une radiothérapie aux patientes atteinte d'un cancer du sein juste après leur opération, alors qu'elles sont encore au bloc.
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Pièce de radiothérapie au centre Ion Beam Therapy d'Heidelberg, en Allemagne, le 2 novembre 2009. (AFP/DDP/ SASCHA SCHUERMANN GERMANY OUT)

L'appareil fonctionne pour la première fois en France avec l'exemplaire installé au centre de lutte contre le cancer Nantes Atlantique René Gauducheau.

Il permet dorénavant de préatiquer une radiothérapie aux patientes atteinte d'un cancer du sein juste après leur opération, alors qu'elles sont encore au bloc.

Cette thérapie doit permet en moyenne de réduire d'un tiers le nombre de séances de radiothérapie normalement nécessaires après l'ablation de la tumeur, a expliqué Christian Houdoux, responsable communication du centre.

Concrètement, une boule adaptée à la taille de la tumeur et du sein, placée au bout d'un bras articulé, est introduite dans le sein à la place de la tumeur qui vient d'être enlevée et permet d'irradier directement les tissus qui étaient au contact des cellules cancéreuses.

Dans un premier temps seules les patientes de plus de 60 ans, ayant une tumeur de faible dimension, sans antécédent personnel de cancer du sein, pourront être éligibles à ce type de traitement, soit 5 à 6 par mois en moyenne.

L'appareil, qui est fabriqué par le groupe allemand Carl Zeiss Surgical Gmbh, a été mis au point il y a une dizaine d'années. Outre les questions de réglementations sanitaire qui ont freiné sa diffusion, ainsi que son prix, 500.000 euros, l'appareil nécessite un bloc opératoire spécifique permettant de protéger le personnel soignant des radiations tout en contrôlant l'anesthésie de la patiente à distance.

Son installation à Nantes a été rendue possible grâce notamment aux initiatives du professeur Jean-Luc Harousseau, directeur général du centre René Gauducheau, et du docteur Magali Leblanc-Onfroy, chef de service de radiothérapie au même endroit.

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