Sport : le rugby est-il devenu trop violent ?

Après la commotion cérébrale subie par le joueur clermontois Samuel Ezeala, dimanche 7 janvier, le rugby s'interroge sur l'augmentation du nombre de commotions cérébrales dont sont victimes les joueurs. Un ancien du club, Jamie Cudmore, attaque même l'ASM Clermont Auvergne.

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FRANCE 3

112 kilos de muscles, 1,98 mètre... Ce n'est pas pour rien que Jamie Cudmore est surnommé "le bûcheron canadien" par ses pairs. Mais ce jour-là, le bûcheron a cédé. Un impact plus fort que les autres. Sonné, choqué, il reviendra pourtant sur le terrain et jouera même la finale. "Dans la deuxième mi-temps, j'ai fait un autre tête-à-tête avec quelqu'un dans un placage, je suis sorti sur saignement. Et dans le vestiaire je ne me sentais pas bien, j'ai commencé à vomir. Et le docteur m'a quand même laissé rentrer sur le terrain pour finir le match", explique le rugbyman.

Des risques de KO, voire pire

Le joueur a-t-il rejoué alors qu'il était blessé ? Aujourd'hui, Jamie Cudmore veut savoir si le rugby est devenu trop violent. 102 commotions ont été déclarées la saison dernière, 35% de plus que l'année précédente. Le sport au ballon ovale est de plus en plus physique, exigeant. Un sport de combat, de contact, qui peut même mener au KO, voire pire si rien n'est fait.

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Le jeune ailier de Clermont Samuel Ezeala, grièvement blessé dimanche 7 janvier face au Racing 92 pour son premier match en Top 14. 
Le jeune ailier de Clermont Samuel Ezeala, grièvement blessé dimanche 7 janvier face au Racing 92 pour son premier match en Top 14.  (CHRISTOPHE SIMON / AFP)