VIDEO. Chocs, commotions cérébrales... Le rugby, un sport de plus en plus dangereux pour la santé ?

Alors qu'un choc entre deux joueurs de rugby du Top 14 a de nouveau causé une commotion cérébrale, certains spécialistes s'inquiètent des séquelles que ces blessures peuvent causer. En outre, le rugby paie le prix de son image violente.

France 2

Des joueurs de plus en plus costauds et rapides, et des chocs de plus en plus violents. Le rugby, sport de contact, sport de combat parfois. Est-il en train de devenir trop violent ? 600 blessures répertoriées dans le rugby professionnel français en 2012 ; 1 100 la saison dernière. Plus inquiétant : le nombre de commotions cérébrales et de chocs à la tête ne fait qu'augmenter. 19 il y a quatre saisons, 95 la saison passée. Même si elles sont mieux détectées qu'autrefois, de nombreux médecins s'inquiètent. Un neurochirurgien clermontois estime que les joueurs sont en danger. La commotion cérébrale est un ébranlement du cerveau provoqué par un coup sur le crâne. Elle peut entraîner une perte de connaissance puis des maux de tête, une perte d'équilibre, un état d'anxiété.

Les écoles de rugby ont perdu 16 000 licenciés en cinq ans

En 15 ans de carrière au plus haut niveau, Robins Tchale-Watchou a subi une dizaine de commotions cérébrales. Il met en cause un rugby trop physique, et pas seulement chez les professionnels. Maxime Villalongue, 25 ans, carrure de sportif, a commencé le rugby à l'âge de 8 ans. Mais sa diction rappelle qu'il n'est plus tout à fait l'homme qu'il était avant. En février dernier, avec son club évoluant en 4ème division française, il est victime de deux chocs violents en quelques minutes. Ce jour-là, il a frôlé la mort, passant ensuite trois semaines alité à l'hôpital, sans pouvoir parler. Les écoles de rugby ont perdu 16 000 licenciés en cinq ans. Pour beaucoup de parents, le rugby paie son image devenue parfois violente. L'avenir de ce sport est peut-être en train de se jouer.

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Le nombre de commotions a progressé de 35% en Top 14 la saison dernière. Ici, lors d\'un match Grenoble / ASM Clermont en avril 2017.
Le nombre de commotions a progressé de 35% en Top 14 la saison dernière. Ici, lors d'un match Grenoble / ASM Clermont en avril 2017. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)