Hautes-Pyrénées : 33 enfants intoxiqués en camp de vacances

Trente-cinq personnes, dont trente-trois enfants de 6 à 14 ans, ont été victimes samedi 29 juillet au soir d'une intoxication alimentaire dans un camp de vacances à Aucun (Hautes-Pyrénées), selon les pompiers et les gendarmes de la région.

Tous les malades ont été soignés sur place par les services du Samu samedi 29 juillet, a précisé à l'AFP la sous-préfète d'Argelès Gazost, Myriel Porteous, soulignant que tout était "rentré dans l'ordre" quelques heures plus tard et que les personnes atteintes se portaient bien.

Les faits se sont produits après le derniers repas du dernier jour de vacances pour les 72 jeunes de ce camp qui devaient regagner dimanche 30 juillet leur domicile.  Les secours ont été appelés vers 22H30 pour une intoxication alimentaire, dont l'origine n'a pas encore été déterminée, a expliqué Mme Porteous, précisant qu'une enquête a été ouverte par la direction de la Cohésion sociale et par l'Agence régionale de la santé (ARS).

Des échantillons ont été récupérés et aucun manquement à l'hygiène et à la sécurité n'a été relevé dans le camp, a encore précisé la sous-préfète.

Qu'est-ce qu'une intoxication alimentaire ?

Une intoxication alimentaire se produit lorsque l’on mange un aliment qui a été contaminé par un micro-organisme pathogène (virus, bactérie, champignon, etc). 

Les symptômes d’une intoxication alimentaire surviennent en général 24h après l’ingestion de l’aliment infecté. Douleurs abdominales, vomissements, diarrhée, fièvre et forte fatigue sont symptomatiques. Habituellement, ces symptômes disparaissent en une journée, mais ils peuvent parfois durer une semaine. Dans la plupart des cas, aucun traitement n'est nécessaire, les symptômes disparaissent d'eux-mêmes. Certains médicaments peuvent, cependant, être pris pour limiter les effets désagréables comme les diarrhées ou les vomissements et, si l’infection bactérienne est intense, un médecin pourra prescrire des antibiotiques.

A partir de deux cas d’intoxication alimentaire avec symptômes similaires et dont l’origine alimentaire semble être la même, le médecin doit faire une déclaration de "toxi-infection alimentaire collective" (TIAC) à l’Agence régionale de santé (ARS). L'agence mettra alors en œuvre les investigations nécessaires pour identifier les aliments responsables de l’intoxication, et préconiser, si nécessaire, des mesures afin d’éviter que le problème à l’origine de la contamination des aliments ne se reproduise.