Vacances d'été : comment éviter le mal des transports

Nausées, sueurs froides, maux de tête, vomissements… Les départs en vacances s’accompagnent pour certains des sensations désagréables du mal des transports. Heureusement, des solutions existent. Voici quelques conseils pour limiter ces symptômes désagréables et faire un bon voyage.

Des voitures dans les embouteillages près de Cestats (Gironde), le 16 juillet 2011.
Des voitures dans les embouteillages près de Cestats (Gironde), le 16 juillet 2011. (PATRICK BERNARD / AFP)

On estime qu'un Français sur dix souffre du mal des transports. Il est rare chez les nourrissons, devient courant chez les enfants de 2 à 12 ans, puis moins fréquent à l’adolescence. Cet état débute par une légère somnolence et peut aller jusqu'au vomissement. Le mal des transports se déclenche aussi bien en voiture, et pas seulement sur les routes de montagne, qu’en train, en bateau ou en avion.

Notre organisme est truffé de capteurs sensoriels qui renseignent le cerveau sur nos mouvements et notre position dans l'espace. Ces récepteurs sont notamment présents au niveau de la plante des pieds et des différents muscles du squelette. La vision, elle, transmet des informations sur ce qui nous entoure et sur nos membres. L'oreille joue aussi un rôle important puisque sa partie interne, le vestibule, est le siège de l'équilibre. Il est formé de trois canaux semi-circulaires disposés dans les trois directions de l'espace. Chacun d’eux est rempli d’un liquide qui bouge avec les mouvements du corps. Ainsi, chaque canal mesure le déplacement du corps : si on avance, si on recule ou si on descend.

C’est lorsque toutes ces informations reçues par le cerveau sont en désaccord que le mal des transports apparaît. L'oreille interne indique au cerveau que l'on se déplace car le liquide présent dans le vestibule bouge lorsqu'on roule ou que l’on avance sur l’eau, alors que la vision et les autres capteurs n'envoient aucun message de mouvement. Heureusement, pour éviter ces effets désagréables du mal des transports, il existe des astuces.

Se préparer avant le trajet

Bien dormir la nuit précédant le départ permet de limiter les effets du mal des transports. Il est aussi conseillé de ne pas partir le ventre vide. Mieux vaut aussi ne pas consommer d’alcool avant de partir et penser à enfiler des vêtements un peu amples.

Limiter les mouvements

Limiter les mouvements et concentrer son regard sur un point fixe soulage. En voiture, s’asseoir à l’avant, sur le siège passager, permet de profiter du paysage qui défile et de retrouver une information visuelle cohérente avec le déplacement du véhicule. Pensez à regarder loin devant vous. Il est aussi possible d’emporter avec soi un oreiller, notamment dans le train, pour caler sa tête le temps du voyage afin de la maintenir droite. En mer, pensez à vous rapprocher du centre de gravité du bateau, où le tangage est moins important, et repérez un point fixe sur l’horizon. Evitez de rester dans la cabine : les espaces confinés décuplent les effets du mal des transports.

Etre actif

Plutôt que de se laisser porter, prendre part activement au voyage permet aussi de limiter la nausée. En voiture, les personnes sensibles au mal des transports pourront prendre le volant. Il en va de même en mer : prendre la barre et s’intéresser à la navigation aide à diminuer les sensations désagréables.

Bien respirer

On n’y pense pas souvent, mais adopter une respiration abdominale, profonde et relativement lente aide à chasser les symptômes.

Aérer

Ouvrir les fenêtres dans la voiture, avoir le vent dans le nez sur le pont du bateau, et surtout éviter d’avoir chaud aide à se sentir mieux.

Prendre (si besoin) des médicaments

Si, malgré ces conseils, les symptômes persistent, il est possible de prendre des médicaments avant le départ. Les antihistaminiques, disponibles sans ordonnance, permettent de diminuer les risques de nausées pour les trajets de quelques heures. Pour être efficaces, ils doivent être pris une demi-heure avant le départ. Emportez-les avec vous lors du voyage en cas de besoin. Les prises doivent être espacées d’au moins six heures.

Pour les longs trajets, comme les sorties en bateau de quelques jours, des patchs d’atropine (réservés à l’adulte) à coller sur la peau existent. Ils deviennent efficaces 6 à 12 heures après la pose et doivent être gardés le temps du voyage.