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Sida : la conférence internationale s'ouvre à Paris sur fond de coupe budgétaire liée à Donald Trump

Pas moins de 6 000 experts du sida se réunissent jusqu'à mercredi au Palais des congrès à Paris dans un contexte d'inquiétudes après les coupes budgétaires annoncées par les Etats-Unis.

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Les chercheurs Kamel Khalili (à g.) et Rafal Kaminski, spécialistes du VIH, dans un laboratoire à Philadelphie (Etats-Unis), le 31 juillet 2014. (WILLIAM THOMAS CAIN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA : AFP)

Paris devient la capitale de la lutte contre le sida avec l'ouverture, dimanche 23 juillet, de la conférence internationale de recherche sur la maladie qui réunit chaque année les plus grands chercheurs du monde entier. Pas moins de 6 000 chercheurs se réunissent jusqu'à mercredi au Palais des congrès. L'événement prend cette année une coloration politique inhabituelle en raison des coupes prévues par Donald Trump dans les financements américains.

Avant même l'ouverture de la réunion, les organisateurs ont en conséquence publié une "Déclaration de Paris" pour exprimer leurs craintes. "Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes", proclame ce texte. S'il ne cite pas nommément les Etats-Unis de Trump, ce sont bien eux qui sont visés.

Des vies risquent d'être perdues inutilement.

Linda-Gail Bekker, présidente de l'International AIDS Society

à l'AFP

Les coupes budgétaires pourraient entraîner 200 000 nouvelles infections

Les Etats-Unis sont historiquement le plus gros contributeur à la lutte contre le sida, et de loin : ils représentent à eux seuls plus des deux tiers des financements gouvernementaux internationaux. L'an dernier, ils ont ainsi consacré 4,9 milliards de dollars (4,2 milliards d'euros) à des programmes de lutte contre le sida, très loin devant le Royaume-Uni (645,6 millions d'euros) et la France (242,4 millions).

Or, le président Donald Trump propose de réduire ces dépenses dans le budget 2018, actuellement en discussion au Congrès, pour un montant global évalué à plus d'un milliard de dollars par l'ONG américaine Health Gap. Si elles sont adoptées par le Congrès, ces coupes priveront 830 000 patients, essentiellement africains, d'antirétroviraux, traitements qui empêchent le développement du virus, estime la Kaiser Family Foundation. Elles pourraient entraîner en outre 200 000 nouvelles infections, ajoute cette organisation américaine.

Ces coupes budgétaires pourraient entraîner un vrai revirement par rapport aux progrès que nous avons faits.

Linda-Gail Bekker

à l'AFP

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