Il n’arrive plus à uriner… on retire une aiguille de 9 cm de son pénis

L’adolescent de 14 ans a indiqué avoir enfoncé l’aiguille pour la stimulation érotique que cela lui procurait. Honteux, il a tardé à consulter.

Il n’arrive plus à uriner… on retire une aiguille de 9 cm de son pénis
Il n’arrive plus à uriner… on retire une aiguille de 9 cm de son pénis (© Urology Case Reports)

Les médecins de l’hôpital tunisien de La Rabta n’en ont pas cru leurs yeux. Comme ils l’indiquent dans un papier publié dans le numéro de juillet de la revue Urology Case Reports, ils ont retrouvé une aiguille dans le pénis d’un patient. Et pas n’importe laquelle : une tige en métal de 9 cm, logée à 5 cm de profondeur dans l’urètre. L’adolescent de 14 ans a indiqué avoir enfoncé l’aiguille pour la stimulation érotique que cela lui procurait.

Selon les auteurs de l’article, des cas comme celui-ci sont "très rares", et les patients, trop honteux, consultent souvent tardivement. Leur patient a pour sa part été placé sous anesthésie générale, avant que les médecins ne lui retirent l’aiguille de l’urètre au forceps.

© Urology Case Reports

Des stylos, des brosses à dents et des membres d’animaux

Il n’y a pas eu de complications après l’opération, et l’adolescent a pu quitter l’hôpital le jour suivant. Le patient a passé plusieurs examens psychiatriques, mais aucun trouble mental n’a été diagnostiqué. Un suivi psychologique lui a également été procuré, sans qu’aucun problème particulier ne soit constaté.

L’équipe de l’hôpital de La Rabta, menée par le Dr Selim Zaghbib, fait état d’une douzaine de cas similaires. "Les objets retrouvés vont des aiguilles aux crayons, stylos, câbles, épingles à nourrice, pailles, cordes, brosses à dents, stérilets, batteries, ampoules, cotons-tiges, verres en plastique, thermomètres aux plantes et légumes, en passant par des membres d’animaux", développent-ils.

© Urology Case Reports

L’insertion peut provoquer infections et gangrènes

L’insertion d’objets dans l’urètre est une pratique sexuelle assez répandue – cela a même un nom, le sodurètre. Des sextoys spécifiques existent, mais les médecins continuent de retirer des objets ménagers coincés dans des organes génitaux. "Cela concerne les femmes comme les hommes – avec une prédominance chez les hommes – à tous les âges", ajoutent les auteurs de l’article.

Cependant, quand les objets ne sont pas stériles, l’insertion peut provoquer des infections, des gangrènes, des blessures à l’urètre et à la vessie, voire un rétrécissement de l’urètre, expliquent les médecins. Un conseil donc : si l’envie vous prend d’insérer quoique ce soit dans votre urètre, assurez-vous que l’outil est propre et adapté !