Infirmières : les oubliées de la santé

Mardi 20 novembre, 16 organisations syndicales appellent à la mobilisation pour protester contre le plan santé. Reportage auprès d'une infirmière.

France 2

À l'heure où beaucoup dorment encore, Lydia Georget part travailler dès 6h30. "Dans la matinée, j'ai une trentaine de patients", explique-t-elle. Elles sont quatre infirmières à rayonner sur 10 kilomètres autour de Vivy (Maine-et-Loire), 2 700 habitants. La tournée commence par les patients diabétiques, nombreux dans cette population vieillissante. Pour certaines personnes, l'infirmière est même parfois l'unique visite de la journée. Pour un patient diabétique, le soin est à 6,30 € avec 45% de charges. Pour un déplacement à domicile, jusqu'à 4 km, c'est 2,50 €. Cette somme n'a pas augmenté depuis 2007. Pour une prise de sang, l'infirmière touche 6,10 €.

Une demande de moyens

Les infirmières regrettent que le gouvernement, dans son plan santé, ait favorisé les généralistes, en finançant des assistants médicaux. Les infirmières libérales suivent aussi les patients opérés en ambulatoire qui rentrent chez eux dès le jour même de l'opération. "L'économie qui est faite à l'hôpital avec cette durée courte d'hospitalisation, on aimerait bien en voir une partie", explique Lydia Georget. Après vingt ans d'ancienneté, l'infirmière gagne autour de 2 000 euros nets par mois.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une infirmière distribue des médicaments dans un Ehpad de Nice (Alpes-Maritimes), le 2 juin 2015. 
Une infirmière distribue des médicaments dans un Ehpad de Nice (Alpes-Maritimes), le 2 juin 2015.  (ALBANE NOOR / BSIP / AFP)