Santé : la kiné respiratoire, une technique remise en question

Avec l'arrivée de l'hiver, la bronchiolite refait son apparition. Chaque année, elle touche près de 500 000 bébés. Jusqu'à présent, on avait recours à des séances de kinésithérapie respiratoire, mais la Haute autorité de santé remet désormais cette méthode en question.

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C'est un geste impressionnant qui choque parfois les parents : la kinésithérapie respiratoire. C'est la cinquième séance pour un bébé de deux mois. Atteint de bronchiolite, le bébé refusait de s'alimenter et dormait mal. Le kinésithérapeute place ses mains sur le thorax et l'abdomen pour aider l'enfant à évacuer les sécrétions. Un geste que la Haute autorité de santé déconseille désormais pour les petits âgés de moins de 12 mois.

"Cela n'apporte rien"

"Il n'y a aucun élément de preuve pour dire que dans les trois stades de la bronchiolite, il est utile de faire de la kinésithérapie respiratoire. Cela n'apporte rien", explique le professeur Pierre-Louis Druais, médecin, vice-président de la commission recommandations de la Haute autorité de santé. Pourtant, les parents constatent les bienfaits de la méthode. Selon un professionnel, les familles risquent de ne plus savoir à qui s'adresser. Dans ses conclusions, la Haute autorité de santé conseille aux parents de laver le nez de leurs enfants avec des dosettes de sérum physiologique.

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Un kinésithérapeute effectue, le 03 novembre 2003, un massage respiratoire sur un bébé de neuf mois atteint par la bronchiolite, une maladie des bronches due à un virus et qui touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons. 
Un kinésithérapeute effectue, le 03 novembre 2003, un massage respiratoire sur un bébé de neuf mois atteint par la bronchiolite, une maladie des bronches due à un virus et qui touche chaque hiver près de 30 % des nourrissons.  (MYCHELE DANIAU / AFP)