Vidéo Une dermatologue met en garde contre les dangers de la chirurgie esthétique chez les ados

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De plus en plus de jeunes se font faire des injections et ont recours à d'autres interventions esthétiques pour ressembler à des influenceurs sur les réseaux sociaux. Voilà pourquoi cette dermatologue s'inquiète de cette mode.

Aujourd'hui, on constate une augmentation de 25 % des actes de chirurgie esthétique en trois ans. La dermatologue "Dermato Drey" met en garde contre cette mode dont les ados sont de plus en plus coutumiers. Le médecin s'inquiète surtout de voir de plus en plus de personnes se diriger vers des non professionnels. Pour elle, c'est un vrai problème de santé publique qui se pose. "On voit des personnes avec du produit qui a migré, des granulomes, des sortes de boules à l'intérieur, voire pire : des abcès, des nécroses...", explique la dermatologue. En effet, les injections d'acide hyaluronique ne doivent être réalisées que par un médecin, que ce soit un médecin esthétique, un dermatologue ou encore un chirurgien esthétique.

Un problème accentué par les réseaux sociaux

Pour Dermato Grey, ce fléau est favorisé par les réseaux sociaux qui font la promotion de ces actes chirurgicaux. De nombreuses personnes qui ne sont pas formées pour ça proposent des services à des prix bien en dessous du marché. Aussi, la dermatologue pointe la tendance à se comparer aux autres sur les réseaux sociaux. "Si on se compare à des gens qui sont en permanence filtrés, maquillés, retouchés, ça nous donne l'impression que nous-même on est moche et que, dans notre vie quotidienne, quand on se voit le matin pas maquillée, on devrait faire de la chirurgie esthétique pour leur ressembler", développe-t-elle. 

En tant que médecin, Dermato Drey souhaite sensibiliser à ces questions. "C'est important de remettre la balance bénéfice-risque plus proche de la réalité", précise-t-elle. En effet, rares sont les fois où les effets secondaires de ces actes chirurgicaux sont mentionnés. Ils sont même, au contraire, minimisés. "Il n'y a jamais personne qui parle des complications, des hémorragies ou même tout simplement des ratés parce qu'il y a un aléa thérapeutique", explique-t-elle.

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