Vidéo C'est quoi le syndrome de Stockholm ?

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Un otage qui développe des sentiments positifs envers son ravisseur, c'est possible. Explications avec Jérémie Gallen, psychologue clinicien.
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France Télévisions

Un otage qui développe des sentiments positifs envers son ravisseur, c'est possible. Explications avec Jérémie Gallen, psychologue clinicien.

On a déjà entendu ce terme au moins une fois dans notre vie. Mais en fait, c'est quoi exactement le syndrome de Stockholm ? Revenons à l'année 1973. Une prise d'otage a lieu dans une banque à Stockholm. Parmi ces otages, certains ont commencé à développer des sentiments positifs envers leurs ravisseurs. À la suite de cela, le psychiatre Nils Bejerot théorise ce qu'on appelle communément aujourd'hui "le syndrome de Stockholm". Ces sentiments positifs peuvent être de l'empathie voire un sentiment de compréhension de l'otage envers son ravisseur. Autre point important souligné par le psychologue clinicien Jérémie Gallen : "Le ravisseur lui aussi doit avoir une pensée positive et de l'affection pour son otage."

"Une réaction face à une pulsion de vie"

Lors d'une prise d'otage, il se passe un choc psychologique et émotionnel chez les otages. Pour préserver leur vie, ils sont "obligés" de "faire bonne figure" et cela instaure donc une forme de "complicité". Selon Jérémie Gallen, on pourrait parler "d'une réaction face à une pulsion de vie."

Le syndrome de Stockholm n'est pas quelque chose qui reste à vie. Il peut se soigner par une psychothérapie et de la patience. "Le temps, le fait de retourner dans son milieu, ça va beaucoup aider la personne à retrouver ses repères et donc à retrouver un peu sa façon de penser, même si c'est quand même un traumatisme qui ne sera pas oublié", conclut le psychologue.

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