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Quimper : des parents séparés de leurs enfants investissent le haut de la cathédrale

Six pères et une mère ont pénétré dans le bâtiment peu avant midi et ont déployé deux banderoles au sommet de la cathédrale. Ils contestent les conditions de garde de leurs enfants.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Charlie Dupiot Radio France)

C'est un nouvel épisode dans la série déjà longue de parents occupant illégalement un monument pour protester contre la difficulté qu'ils ont à voir leurs enfants suite à une séparation.

Mercredi, six pères et une mère ont pénétré dans la cathédrale Saint Corentin de Quimper et se sont perchés au pied d'une des flèches du monument. Peu avant midi, ils ont déployé deux banderoles : on pouvait lire "Résidence alternée = femme libérée" sur l'une d'elles et "26 jours Maman, 4 jours Papa... en colère " sur l'autre.

Après Nantes en février (la première action de ce type), Grenoble début juillet ou encore Evreux le 3 août dernier, c'est donc au tour de la ville bretonne de Quimper (Finistère) d'être le théâtre d'une nouvelle manifestation de parents réclamant l'égalité parentale dans la garde d'enfants.

Ils accusent la justice d'être "complices de ruptures de relations entre parents et enfant s"

"Ces parents revendiquent la résidence alternée systématique en cas de séparation , raconte à Ouest France Yannick Bodier, proche des manifestants et présent au pied de la cathédrale. Ils veulent également que les juges revoient leur dossier. Certains papas n'ont pas vu leurs enfants depuis plusieurs mois, et la mère veut que les enfants voient plus leur père qu'ils réclament. "

"Je demandais simplement la garde alternée de mes enfants, ils étaient eux-mêmes demandeurs , raconte au micro de France Bleu Breizh Izel un des manifestants, Daniel Thami. "Je fais ça pour mes enfants , explique-t-il ému. Ils savent ce que je fais aujourd'hui (...) Mes enfants, ce n'est pas de l'argent. C'est ma chair ."

Jean Le Bail fait également partie des parents installés au sommet de Saint-Corentin. Il a expliqué à l'AFP qu'il voulait "qu'en France, les juges aux affaires familiales respectent des
principes d'équité entre les deux parties et cessent de se rendre complices de
ruptures de relations entre enfants et parents
". Il a indiqué que dans son cas, et malgré des décisions de justice en sa faveur, il
n'avait pas vu sa fille depuis 2008, à la suite de nombreux refus de
présentation de l'enfant par sa mère. 

Une action bien préparée

L'action était visiblement bien préparée puisque d'après France Bleu Breizh Izel , les sept personnes auraient profité d'une visite du monument avec l'Office du Tourisme.

Il se sont fait passer pour des journalistes en repérage et ont demandé l'organisation d'une visite guidée. Ils sont ensuite montés sur le sommet de la cathédrale avec un guide et n'en sont pas redescendus. 

Ouest France précise que les manifestants se sont postés au sommet du monument avec des provisions et des toiles de tente. Ils ont prévu de rester sur place jusqu'à vendredi.

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