Burn-out : vers une reconnaissance comme comme maladie professionnelle ?

Le burn-out fait l'objet d'un débat ce 1er février à l'Assemblée nationale. Le rapporteur d'un texte sur le sujet, François Ruffin, s'appuie sur les témoignages des employés de Lidl traumatisés d'avoir retrouvé leur collègue pendu.

FRANCE 3

Le burn-out doit-il être considéré comme une maladie du travail ? "Je ne pensais pas en arriver là. Ne plus dormir la nuit, prendre la voiture pour aller travailler, faire la route avec une boule au ventre", confie un homme atteint de ce syndrome d'épuisement professionnel. C'est un mal dont on ne parle pas facilement. D'anciens responsables de magasin y ont laissé leur santé et témoignent. Ils ont dû quitter leur entreprise. "On nous mettait la pression : de moins en moins de personnels, toujours les mêmes résultats, les mêmes taches voire de plus en plus de taches. (...) J'avais des idées noires", poursuit cet homme.

Une proposition jusque-là sans succès

Les angoisses font parfois que l'on ne peut plus travailler comme avant malgré les efforts. Alerter par les salariés de Lidl, le député François Ruffin veut changer la donne. Sa proposition de loi vise à reconnaître les troubles psychiques liés au travail comme maladie professionnelle. Sa proposition vise à faire payer les entreprises. La proposition a déjà été discutée et rejetée en commission, mais revient ce 1er février en débat à l'Assemblée nationale.

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François Ruffin, député de La France insoumise à l\'Assembkée nationale, le 11 octobre 2017 
François Ruffin, député de La France insoumise à l'Assembkée nationale, le 11 octobre 2017  (NICOLAS MESSYASZ / SIPA)