Noyades : un été particulièrement meurtrier

En 2018 en France, on dénombre 1 758 noyades alors que ce nombre s'élevait à 858 en 2015. Pourquoi il y a-t-il autant de noyades en France et comment y remédier ?

France 2

Un homme meurt noyé dans un lac alsacien, le 9 août 2018. Deux jeunes baigneurs, emportés par les courants sur une plage des Landes fin juillet. Et trois jeunes enfants qui ont coulé à pic, le 8 juillet à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire). Depuis le début de l'été, on compte cinq morts noyés par jour, beaucoup plus que les années précédentes. En cause, la canicule qui incite à la baignade, mais surtout, 1 Français sur 6 ne sait pas nager. Pourquoi un tel chiffre ? La première raison : les piscines fermées et laissées à l'abandon. En France, la majorité des équipements construits dans les années 70 est vieillissante et on manque de bassins pour l'apprentissage.

En 6ème, 48% des collégiens ne savent pas nager

Autre difficulté : on manque de maîtres nageurs. Conséquence : l'enseignement de la natation, obligatoire à l'école primaire, n'est souvent pas à la hauteur. En 6ème, 48% des enfants ne savent pas nager. Pour favoriser l'apprentissage de la natation, le ministère Jeunesse et Sports, a mis en place un dispositif intitulé "J'apprends à nager". Pendant les vacances scolaires, partout en France, des moniteurs de la fédération française de natation donne gratuitement des cours, une heure par jour, pendant deux semaines. Si tous les enfants ne savent pas parfaitement nager à la fin, tous ont appris à se maintenir à flots. Grâce à ce dispositif, des milliers d'enfants ont acquis de bonnes bases, depuis 2015. Mais pour la fédération française de natation, cela ne suffit pas. Elle demande au gouvernement, un plan de construction et d'entretien des piscines afin que partout, les enfants puissent apprendre à nager.

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Des panneaux invitant aux respect des consignes de sécurité au bord du lac Achard, près de Strasbourg, en juillet 2017. 
Des panneaux invitant aux respect des consignes de sécurité au bord du lac Achard, près de Strasbourg, en juillet 2017.  (JEAN-MARC LOOS / MAXPPP)