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Pour voir un ophtalmo, il faut patienter sept mois dans la Loire contre 24 jours à Paris

C'est ce qui ressort d'un sondage réalisée par l'institut Yssup Research pour le groupe d'ophtalmologie Point Vision.

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France Télévisions
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Un examen chez un ophtalmologiste, le 5 septembre 2014. (ERIC AUDRAS / ONOKY /AFP)

Les déserts médicaux vous angoissent ? Ce sondage réalisé par l'institut Yssup Research pour le groupe d'ophtalmologie Point Vision ne va pas vous rassurer. Il confirme les très fortes inégalités sur l'accès aux soins ophtalmologiques.

S'iI faut à peine 24 jours pour décrocher un rendez-vous avec un spécialiste à Paris, selon cette enquête, 111 jours en moyenne, soit presque quatre mois, sont nécessaires à Rennes.

Ce sont surtout dans dix départements très urbanisés (Paris et sa couronne, les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes, le Var, la Gironde) que l'attente est la plus courte (de 24 jours, donc, dans la capitale, à 54 jours tout de même en Seine-Saint-Denis).

Dans certains départements, une attente de plus de 6 mois

En revanche, dans les dix départements les plus mal lotis, il faut de 114 jours (Ille-et-Vilaine) à 205 jours (Loire) –soit près de sept mois– entre le coup de fil et la consultation, affirme ce sondage. Figurent également dans cet inquiétant palmarès le Puy-de-Dôme (120 jours), la Moselle (127), le Maine-et-Loire (139), le Haut-Rhin (141), la Meurthe-et-Moselle, (152), la Seine-Maritime (174), l'Isère (186), le Finistère (190), la Loire (205). Non seulement le temps d'attente est long, mais le patient se heurte, dans un certain nombre de cas, à un refus de tout rendez-vous. Ce taux de refus se monterait à 65% dans la Loire. 

Cette étude nationale réalisée entre le 15 octobre et le 30 janvier auprès de 2643 ophtalmologistes conclut ainsi que 15% des ophtalmologistes ne seraient pas à même de recevoir un nouveau patient.

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