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Oncologie : la France et six autres pays lancent un "G7 du cancer"

Ce projet, initié par l'Institut national français du cancer doit permettre de partager les données entre nations et de réduire les inégalités en termes de prise en charge des malades et de recherche, selon France Inter. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l'Allemagne, l'Australie et le Canada en font également partie.
Article rédigé par franceinfo
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L'Institut national du cancer (Inca), à Paris. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Les responsables des instituts nationaux du cancer des sept pays les plus à la pointe dans la recherche ont décidé de s'unir et ont lancé ce mardi à Paris un "G7 du cancer", rapporte France Inter mercredi 10 mai. À l'initiative du projet, se trouve l'Institut national du cancer (Inca), dans le cadre de la stratégie décennale française de lutte contre les cancers. Autour de l'Inca, et donc de la France, se joignent les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l'Allemagne, l'Australie et le Canada.

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Ces chercheurs ont décidé de créer ce groupe de coordination après le constat alarmant dressé par le Centre international de la recherche sur le cancer : en 2020, 19,3 millions de nouveaux cas de cancers et 10 millions de décès ont été recensés dans le monde. D’ici 2040, ça sera 20% de cas en plus. Une augmentation qui s'explique notamment par la croissance et le vieillissement de la population. Ce G7 cancer se fixe quatre priorités d’action : comment partager les données entre ces sept pays, réduire les inégalités en matière de cancer. Le "G7 du cancer" veut aussi accélérer la prévention et doper la recherche.

La recherche avance trop lentement

Ces deux prochaines années, la présidence de groupe sera assurée par la France et l’Institut national du cancer, rapporte France Inter. Selon Thierry Breton, directeur général de l'Inca, certaines formes de cancer demeurent encore aujourd’hui sans réponse et à l’échelle d’un seul pays, la recherche avance trop lentement. "Sur des cancers de mauvais pronostics, il faut renforcer la recherche sur les cancers du pancréas par exemple, argumente-t-il. Cela peut être aussi pour des maladies où il y a peu de cas : comment on organise au niveau international l'accès aux essais cliniques. C'est très important, car cela permet à plus de patients demain d'avoir accès aux essais cliniques, donc d'avoir des solutions thérapeutiques. Mais cela aussi nous permet d'avoir un cadre d'étude qui est plus large, qui nous permet d'avoir des conclusions plus pertinentes scientifiquement, plus robustes statistiquement", avance le spécialiste.

Une collaboration également jugée indispensable par la docteure Catherine Elliott, directrice du centre de recherche contre le cancer du Royaume-Uni : "On a observé récemment que le cancer colorectal augmente dans les populations jeunes. Et ça, c'est quelque chose que nous avons du mal à comprendre. Sur des questions aussi concrètes que celles-ci, nous avons besoin de travailler tous ensemble. La recherche ne connaît pas les frontières. Donc si on travaille ensemble, si on collabore, on pourra vraiment accélérer le progrès".

Ce G7 cancer cible en priorité quatre maladies, où les pronostics sont encore très mauvais : le cancer du pancréas, du foie, de l'estomac et celui de l'œsophage.

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