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Le baclofène admis "au cas par cas" dans le traitement de l'alcoolisme

L'efficacité contre l'alcool de ce médicament "n'est pas démontrée" mais l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé est encourageant. Le docteur Olivier Ameisen a testé ce médicament sur lui-même voilà 10 ans. Une étude de grande ampleur est désormais lancée.
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Radio France
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"De nouvelles données montrent des bénéfices cliniques chez certains patients ", admet l'Afssaps. C'est un nouveau pas dans l'utilisation du baclofène contre l'addiction à l'alcool. Ce médicament est à l'origine un décontractant musculaire utilisé contre la sclérose en plaques.

Suivant l'exemple du Dr Olivier Ameisen, 30.000 français l'utilisent pour tout autre chose : vaincre leur dépendance à l'alcool.

Ce nouvel avis représente un pas important par rapport au précédent avis de cette autorité de contrôle, en juin dernier : il s'agissait d'une mise en garde. Aujourd'hui, l'agence admet "le recours au baclofène au cas par cas et avec une adaptation de la posologie individuelle afin de garantir dans le temps la dose utile pour chaque patient ".

Maintenant, les essais scientifiques

L'Afssaps reste toutefois prudente : "Une meilleure connaissance du profil de sécurité d'emploi du baclofène est absolument nécessaire. La prise en charge de l'alcoolo-dépendance implique une approche globale par des médecins expérimentés ".

Un essai clinique contrôlé, baptisé "Bacloville", est en cours avec  patients présentant une consommation d'alcool à haut risque qui seront suivis pendant au minimum un an. Une procédure scientifique très contrôlée, avec des patients qui prennent un placebo sans le savoir.

Une première évaluation préliminaire menée en France sur 132 personnes a atteint un taux de 44% de patients abstinents au bout d'un an. C'est deux fois mieux qu'avec les médicaments utilisés actuellement en France pour traiter l'alcoolisme.

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