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Zika : un délai d'un mois avant de pouvoir donner son sang

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé dimanche 7 février sur Europe 1 que les personnes de retour de pays à risque où sévit le virus Zika devront attendre quatre semaines avant de pouvoir donner leur sang. Le 5 février, l'OMS avait décrété par voie de presse qu'elle jugeait "approprié" de reporter les dons de sang de ces voyageurs. Le Canada et la Grande-Bretagne avaient pris les devants le 3 février, en imposant respectivement un délai de précaution de trois et quatre semaines aux donneurs.
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France Télévisions
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"Nous faisons en sorte de vérifier que les dons de sang ne sont pas contaminés par le virus Zika", a déclaré Marisol Touriane le 7 février sur Europe 1. " Ce qui veut dire que quelqu’un qui revient d’une zone où il y a le Zika ne peut pas donner son sang avant vingt-huit jours et que, sur place, dans les départements français d’Amérique, tous les dons du sang sont testés."

Il ne s'agit pas d'une inititative isolée de la France. Le Canada et la Grande-Bretagne avaient pris les devants le 3 février. À cette date, les autorités sanitaires canadiennes ont annoncé que les voyageurs revenant des zones les plus à risque devraient attendre 21 jours après leur retour au Canada pour donner leur sang afin de prévenir les risques liés au virus Zika. Le service public de santé britannique (NHS) avait de son côté précisé que les personnes revenant des pays touchés par l'épidémie ne pourraient pas donner leur sang ou leurs organes pendant 28 jours, par "mesure de précaution".

Le 4 février 2016, le porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tarik Jasarevic, avait déclaré à la presse qu'"avec le risque de nouvelles infections du virus Zika dans de nombreux pays, et le lien possible entre [...] le virus et la microcéphalie et d'autres conséquences cliniques, reporter les dons de sang de ceux revenant de régions où sévit l'épidémie de Zika est jugé comme une mesure de précaution appropriée".

Des risques vraisemblables pour les femmes enceintes

Le virus constitue une menace pour les femmes enceintes, puisqu'il est soupçonné d'entraîner dans certains cas de graves complications chez les fœtus. Zika pourrait en effet avoir un lien avec la microcéphalie, une malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec un cerveau anormalement petit, et avec le syndrome neurologique de Guillain-Barré (SGB). Compte tenu de ces risques congénitaux, l'OMS a décrété le 2 février une "urgence de santé publique de portée internationale".  Le Brésil, pays le plus touché avec plus d'un million et demi de cas depuis avril 2015, a déconseillé aux femmes enceintes de venir aux Jeux Olympiques cet été.

Le virus se propage de manière exponentielle en Amérique latine via des moustiques du genre Aedes, également vecteurs de la dengue, de la fièvre jaune et du chikungunya. Les Etats-Unis ont toutefois fait état d'un cas de transmission du virus par voie sexuelle, au Texas.

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