Séances de premiers secours gratuites de la Croix Rouge : "On cherche vraiment à former une grande partie de la population pour sauver des vies"

La Croix Rouge donne cet été des formations gratuites aux premiers secours un peu partout en France. Objectif : initier au moins 10 000 personnes à réagir en cas d'arrêt cardiaque.

Apprentissage des premiers secours à Montpellier avec la Croix Rouge, le 20 mai 2011.
Apprentissage des premiers secours à Montpellier avec la Croix Rouge, le 20 mai 2011. (GUILLAUME BONNEFONT / MAXPPP)

Chaque année, 50 000 personnes sont victimes d'un arrêt cardiaque brutal et un très faible pourcentage y survit. Qu'en serait-il si plus de gens connaissaient les gestes qui sauvent ? Jusqu'au 8 septembre, la Croix Rouge donne gratuitement des formations aux premiers secours, un peu partout en France.

Sur les quais de Seine à Paris, une dizaine de touristes, de 10 à 60 ans, ont participé à une séance face à des mannequins en plastique. Cindy est venue avec son fils de 10 ans pour le sensibiliser et lui apprendre les bons gestes.  

Il faut qu’il y ait plus d’acteursCindy, une mère de familleavec franceinfo

"Je suis née avec trois déformations cardiaques, cinq opérations à cœur ouvert, explique Cindy. Donc c’est normal que mes enfants soient plus sensibilisés. Je sensibilise aussi mes amis autour de ça. Il faut réagir. Il y a des gens qui vont juste être là à regarder et puis il y en a qui vont être acteurs."  

La priorité c’est vraiment le massage cardiaqueMarie-Philippine, formatrice de la Croix Rougeavec franceinfo

C'est Marie-Philippine, en service-civique à la Croix Rouge, qui leur apprend notamment à se servir d'un défibrillateur. "Dès que vous allez ouvrir la boîte, il va se mettre en action, il va commencer à vous parler. Ça, ce sont les électrodes : ‘décollez complètement une des électrodes blanches du plastique bleu’." Marie-Philippine insiste sur le fait que ces "petites sessions de 45 minutes", c'est "pour que les personnes voient vraiment ce qu’est le massage cardiaque. On cherche vraiment à former une grande partie de la population pour sauver des vies".

En France, seules 8% des victimes d'un arrêt cardiaque brutal s'en sortent. En Suède, où la population est formée, ce sont 40% des victimes qui survivent.