Santé : le défi des aidants

Mardi 6 octobre, à l'occasion de la journée des aidants, Emmanuel Macron s'est rendu dans une plateforme de répit, la première du genre en région parisienne. C'est une structure qui conseille et regroupe les personnes qui aident au quotidien leur proche âgé, malade ou handicapé.

France 3

Mardi 6 octobre, en cette journée nationale des aidants, ces derniers demandent plus de reconnaissance, un vrai statut, même s'ils peuvent bénéficier d'un congé rémunéré de trois mois. Ils demandent aussi une formation, car être "aidant" devient un travail à temps plein. Chaque week-end à Montauban (Tarn-et-Garonne), Françoise s'occupe de sa mère, Raymonde âgée de 93 ans.

"De vouloir se dévouer, il y a une limite"

Il y a cinq ans, Françoise et ses frères et sœurs ont découvert la maladie d'Alzheimer de leur mère. Françoise a voulu rapidement faire une formation "d'aidant" pour ne pas rester seule. "On peut vite aller au burn-out et j'en ai fait les frais. De vouloir se dévouer, il y a une limite pour l'aidant et une limite pour l'aidé", explique Françoise. Selon elle, "il est important de se faire aider par l'association ou par des personnes extérieures". Chaque année, l'antenne France Alzheimer du Tarn-et-Garonne forme 80 aidants familiaux. 

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Selon Alice Steenhouwer, 39% des aidants accompagnent deux personnes ou plus en même temps. (illustration)
Selon Alice Steenhouwer, 39% des aidants accompagnent deux personnes ou plus en même temps. (illustration) (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)