Rougeole : la Nouvelle-Zélande appelle les voyageurs à se faire vacciner avant de se rendre à Auckland

Le pays est actuellement touché par la pire épidémie de rougeole depuis 1997, avec 849 cas recensés depuis le début de l'année.

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, à Wellington, le 15 avril 2019.
La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, à Wellington, le 15 avril 2019. (MARTY MELVILLE / AFP)

La Nouvelle-Zélande appelle les voyageurs se rendant à Auckland, la plus grande ville du pays, à se faire vacciner contre la rougeole avant de venir. "Assurez-vous que vous êtes vaccinés au moins deux semaines avant votre arrivée, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué, jeudi 29 août. Cela inclut les enfants à partir de 12 mois." Le pays est actuellement touché par la pire épidémie de rougeole depuis 1997, avec 849 cas recensés depuis le début de l'année. Sur ce total, 731 cas ont été détectés à Auckland et un tiers se sont déclarés au cours des quinze derniers jours, précise Radio New Zealand (en anglais).

"Je suis inquiète à propos de ceux qui choisissent de ne pas se faire vacciner, a déclaré la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, à la radio. C'est la chose la plus importante que nous pouvons faire pour empêcher que l'épidémie ne s'étende, donc nous encourageons tout le monde à s'assurer qu'ils sont vaccinés."

Une "inquiétude certaine" pour les Samoa, les Tonga ou les Iles Cook

Selon le Guardian (en anglais), le taux de vaccination contre la rougeole atteint 91% en Nouvelle-Zélande. Mais les autorités redoutent que l'épidémie ne s'étendent à d'autres régions du pays et à certaines îles du Pacifique. "Il y a une inquiétude certaine pour les pays comme les Samoa, les Tonga ou les Iles Cook, où le taux de vaccination est plus bas", explique au quotidien un expert de la santé dans le Pacifique, qui travaille dans le plus important hôpital d'Auckland. De nombreux touristes transitent par la ville néo-zélandais, qui souffre de "surpopulation" et est donc "le site le plus probable pour une épidémie", selon plusieurs experts cités par le Guardian.