Vidéo Pass sanitaire : Olivier Faure ne veut pas "qu'on en arrive à une société où on est tracés"

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Le premier secrétaire du PS "ne souhaite pas" que l'application TousAntiCovid soit le support utilisé pour le pass sanitaire qui doit commencer à rentrer véritablement en application à partir du 9 juin en France.

"Je ne voudrais pas que, de fil en aiguille, on en arrive désormais à une société où on est tracés", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, mardi 25 mai sur franceinfo, à propos du pass sanitaire déployé en France à partir du 9 juin, date de la troisième étape du plan de déconfinement dans le contexte de l'épidémie de Covid-19.

>> Pass sanitaire : ce qui va changer dans l'application TousAntiCovid à partir du 9 juin

"Les données de santé seront protégées", a assuré le secrétaire d'État chargé de la Transition numérique Cédric O, dimanche sur franceinfo. Mais "il y a quand même quelque chose qui cloche", explique Olivier Faure qui "ne souhaite pas" que l'application TousAntiCovid soit le support utilisé pour le pass sanitaire : "Si on veut avoir un pass, il faut un pass indépendant."

Le pass sanitaire "n'est pas tout à fait transparent, il est très flou. Le texte qu'a voté la majorité renvoie toute l'opérationnalité au gouvernement, détaille Olivier Faure. C'est par décret que l'on saura exactement ce qui est visé par le pass sanitaire. Le principe-même d'un pass n'est pas forcément contestable. S'il est simplement limité au fait de savoir si vous avez ou pas été vacciné, ou que avez un PCR qui vous définit comme négatif, ça peut se comprendre. S'il est relié à d'autres données, c'est plus compliqué."

"De la même façon que vous avez votre attestation qui permet de dire que vous avez été vacciné, qu'on puisse dire voilà, je suis vacciné, point, ça suffit, pas besoin d'avoir des données complémentaires."

Olivier Faure, premier secrétaire du PS

à franceinfo

"Je vois bien que la tendance presque naturelle, c'est de collecter le plus de données sur vous, on en distribue tous les jours avec les Gafam. Je ne veux pas qu'un jour, l'État dispose de données qui pourraient être utilisées contre les intéressés eux-mêmes", affirme Olivier Faure.

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