Vidéo Gabriel Attal a bien été invité à un dîner clandestin mais a "fermement"  fait savoir par un conseiller qu'il refusait, assure Marlène Schiappa

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La ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté reconnaît qu'il y a bien eu "invitation" mais qu'un refus a été signifié en raison des restrictions sanitaires.

Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté a tenu à "défendre" son collègue Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, cité dans l'affaire des dîners clandestins à Paris révélé dans un reportage de M6. 

>> Dîners clandestins : ce qu'il faut savoir de l'extrait diffusé par M6 évoquant la présence de ministres

"Il y a effectivement eu une invitation et Gabriel Attal l'a refusée fermement" a déclaré Marlène Schiappa, mardi 6 avril sur franceinfo. "Je veux défendre mon collègue Gabriel Attal parce que je ne veux pas le laisser calomnié", insiste-t-elle, alors que le porte-parole du gouvernement a été cité ces derniers jours comme ayant pu participer à des dîners clandestins.

Marlène Schiappa a regardé la vidéo dans laquelle le nom de son collègue est cité : "Ce que dit monsieur [Pierre-Jean] Chalançon", l'un des organisateurs de dîner clandestins, "c'est, 'je suis très ami avec Gabriel Attal et bientôt je vais l'inviter'. Il ne dit absolument pas que Gabriel Attal est venu." La ministre poursuit, expliquant qu'il y a eu "un message lui disant que dans l'absolu il pouvait venir un jour, et il a été répondu par un de ses conseillers : 'Là, il y a des mesures sanitaires et donc évidemment, le ministre ne se déplacera pas."

"Je sais de source sûre qu'il y a effectivement eu une invitation et que Gabriel Attal a refusé fermement cette invitation en disant qu'il y avait des mesures sanitaires et que donc ça allait de soi que lui ne viendrait pas."

Marlène Schiappa

à franceinfo

La ministre confirme qu'une enquête a été ouverte à ce sujet : "La justice s'est saisie de la question des restaurants clandestins". Elle estime que les noms des potentiels participants qui ont circulé sur les réseaux sociaux doivent être vérifiés, car "il ne suffit pas de faire de Twitter un tribunal. Chaque personne qui a participé à cela doit évidemment rendre des comptes et être pénalisé."

Si un ministre y a participé, "il devra démissionner"

S'il s'avère qu'un membre du gouvernement a participé à un dîner interdit, devra-t-il démissionner ? "A mon humble avis, oui. D'abord, avoir une amende comme n'importe quel citoyen, et ensuite évidemment démissionner", répond Marlène Schiappa, mais elle ne veut "pas préjuger de la décision du président de la République et du Premier ministre". "Soit c'est vrai et c'est gravissime, et les ministres doivent être sanctionnés et démissionner, soit c'est faux et c'est gravissime parce que ça contribue encore une fois à jeter l'opprobre sur la démocratie et sur la confiance entre les élus et les citoyens", ajoute la ministre.

Marlène Schiappa dit comprendre l'émoi que suscite la révélation de ces dîners clandestins. Quand "vous êtes confiné dans un petit logement et on vous dit y'a des gens qui paient 400 euros pour aller faire des fêtes et ne pas respecter les mesures sanitaires et déjeuner ou dîner. Je comprends que ça mettre les gens en colère."

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