Vidéo Déconfinement : "La circulation du virus dépend davantage de notre comportement que des décrets", estime Martin Hirsch

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Selon le directeur des hôpitaux de Paris, la France dispose de deux armes particulièrement efficaces : les vaccins et les autotests. 

"La circulation du virus dépend davantage de notre comportement à tous que des décrets, des arrêtés et de ces dispositions qui nous sont imposés", a déclaré lundi 3 mai sur franceinfo Martin Hirsch, directeur général de l'AP-HP, les hôpitaux de Paris. Il insiste sur la responsabilité de chacun et sur l'importance de la vaccination pour éviter une quatrième vague dans l'épidémie de Covid-19.

"Ce que montrent les modèles, c'est que le risque d'une quatrième vague est davantage lié à un possible relâchement, un oubli des gestes barrières qu'à autre chose."

Martin Hirsch

à franceinfo

D'après Martin Hirsch, la France a aujourd'hui "deux outils majeurs dont on ne disposait pas lors des vagues précédentes" : "la vaccination qui protège" et "la capacité à se tester soi-même". Les autotests peuvent "changer la donne. Ce sont des choses qui sont indolores et faciles à faire", insiste Martin Hirsch.

"La période de deux mois qui viennent, c'est une période qui est délicate, une période où progressivement on va retrouver des marges de liberté, mais où le sort de l'hôpital est un peu entre les mains des Français. Il faut laisser l'hôpital pouvoir ne pas risquer d'être re-débordé par quelque chose", poursuit le directeur de l'AP-HP. Jusqu'à présent, l'hôpital "n'a pas craqué alors qu'on s'est mis en situation extrême", et "éviter de faire craquer l'hôpital, ça dépend de chacun d'entre nous",  insiste-t-il. 

Pas d'opposition avec le calendrier de déconfinement 

Martin Hirsch est-il d'accord avec le calendrier de déconfinement et la prochaine réouverture des terrasses ? "Le calendrier c'est un fait. Je n'ai pas à dire s'il me convient ou s'il ne convient pas, c'est un calendrier qui a été décidé pour la France, on fait avec". Il souligne que les réouvertures sont prévues le 19 mai "si les indicateurs se confirment". Il s'agira alors d'avoir "un comportement qui utilise ces nouveaux degrés de liberté sans se comporter comme si le virus n'existait plus et n'était pas capable de flamber puisque malheureusement, il est capable de reflamber".

Le directeur de l'AP-HP refuse également de commenter les recommandations vaccinales : "Si chacun son avis sur la stratégie vaccinale, on ne va pas s'en sortir. Dans cette période, moi j'ai fait attention à ne pas avoir ma petite opinion divergente sur des recommandations qui doivent être collégiales".

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