Retards de livraisons des vaccins : "On n’a pas assez investi dans la production et le développement", estime Clément Beaune

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Retards de livraisons des vaccins : « On n’a pas assez investi dans la production et le développement », estime Clément Beaune
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Article rédigé par
C. Roux - France 2
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Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, est l’invité des "4 Vérités", mercredi 24 février.

Selon l’agence Reuters, le laboratoire AstraZeneca ne pourra pas livrer toutes les doses promises au deuxième trimestre. Également, le vaccin de Janssen devrait arriver en mai et non pas en avril. "Sur AstraZeneca […], quand il y a eu des retards de livraisons annoncés il y a déjà quelques semaines, c'est de cela dont on parle. Entre février et mars, il y a quelques décalages de livraison. Ce qui était annoncé au premier trimestre sur AstraZeneca pour la France et pour l’Europe sera respecté. Pour le deuxième trimestre, il y a des retards de livraison qui étaient connus depuis quelques semaines, qui sont confirmés", explique Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, invité des "4 Vérités", mercredi 24 février.

"Un retard industriel que l’on doit rattraper"

Pourquoi cette situation ? "Parce que l’on n’a pas assez investi, sans doute, dans la production et le développement des vaccins. Donc c’est un retard industriel que l’on doit rattraper", précise le secrétaire d'État.

12 % de la population des États-Unis a été vaccinée, 23 % au Royaume-Uni. Seulement 4 % de la population européenne est concernée par une injection vaccinale. "Le problème que l’on a aujourd’hui, c’est un problème de production et de livraison", indique Clément Beaune. Et d’ajouter : "Il y aura eu sept millions de doses arrivées en France au mois de février. On va plus que doubler d’ici la fin du mois de mars et on va arriver à 35 millions de doses au mois d’avril."

Quelle réponse faut-il avoir pour renverser la vapeur ? "Se mobiliser pour rattraper les retards au maximum. […] C’était le cas de Pfizer : on a rattrapé ces retards, on a augmenté les capacités de livraison dans les prochaines semaines. Pour Moderna, c'était pareil", conclut le secrétaire d'État.

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