La vaccination a commencé pour les personnes atteintes de trisomie 21, plus vulnérables face au Covid-19

Il y a 65 000 adultes atteints de trisomie 21 en France, qui peuvent se faire vacciner depuis lundi. franceinfo a suivi Cédric, lors de sa vaccination.

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Le campagne de vaccination contre le coronavirus à l'hôpital de Niort (Deux-Sèvres), a débuté le 7 janvier 2021. (NOÉMIE GUILLOTIN / RADIOFRANCE)

Elles font partie de la cible à "très haute priorité", selon les termes du COS, le conseil d'orientation de la stratégie vaccinale. Toutes les personnes handicapées, atteintes de trisomie 21 (ou syndrome de Down) doivent avoir une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination, sans critère d’âge.

Avant la pandémie, Cédric, 42 ans, avait un appartement à lui, dans l’Eure, à Vernon. Mais depuis, il est rentré vivre chez ses parents. "Mon appartement me manque", raconte-t-il. Comme l'explique son père, Jean-Pierre Persin : "C’est pour éviter le contact avec les autres personnes. On voit qu’à la maison il respecte bien les gestes barrières. Entre copains, ils ont tendance à se faire des câlins." Le risque d’attraper le virus s’accroît.

Dix fois plus de risque de mourir du Covid-19

Une étude britannique publiée en octobre dernier montre que les risques sont bien réels pour les porteurs de cette anomalie génétique. Dans leurs conclusions, les auteurs estiment que les personnes trisomiques ont quatre fois plus de risque que la population générale d'être hospitalisées pour une infection au Covid-19. Ils ont aussi dix fois plus de risque de mourir, s'ils sont touchés par le virus. Cédric a donc fait le choix de se faire vacciner. "Je ne serai pas malade !" s'exclame-t-il.

On le suit jusqu'au centre de vaccination. "Même pas mal !" se réjouit-il fièrement, au moment où il reçoit la piqûre. Pour ces personnes atteintes de trisomie 21, la vaccination va permettre de reprendre un peu d'autonomie, de faire des sorties, de revoir des amis. Sauf que toutes ne veulent pas se faire vacciner. "On sait que Cédric a vu son copain David hier. Lui a peur des aiguilles, et il ne veut pas", explique son père Jean-Pierre. Pour faciliter la compréhension du processus de vaccination une fiche en "Facile À Lire et à Comprendre" (FALC) est disponible sur le site Handicap.gouv.fr.

Cédric a décidé de se faire vacciner. Sa trisomie le rend en effet plus vulnérable au Covid. Un reportage de Valentin Dunate.
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