Covid-19 : la vaccination des 5-11 ans vise "à les protéger des formes graves face à l'augmentation de la circulation du virus", selon la HAS

La vaccination des 5-11 ans est un moyen efficace de les protéger des formes graves du Covid-19, insiste Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations au sein de la Haute autorité de santé. 

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Radio France
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Un enfant vacciné contre le Coronavirus à l'Hôpital Nord Franche-Comté.   (MICHAEL DESPREZ / MAXPPP)

La vaccination des 5-11 ans vise "à les protéger des formes graves face à l'augmentation de la circulation du virus", explique la professeure Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations au sein de la Haute autorité de santé (HAS) et invitée de franceinfo ce lundi. L'instance s'est prononcée aujourd'hui en faveur de la vaccination des enfants de cette classe d'âge.

Franceinfo : Quel est l'intérêt, selon la Haute autorité de santé, de se faire vacciner pour les enfants de 5 à 11 ans ? 

Elisabeth Bouvet : Le premier intérêt c'est pour eux-mêmes. Les enfants font rarement des formes graves mais ils peuvent en faire. Comme le nombre de cas chez les enfants augmente, le nombre de cas graves va augmenter parce que le virus circule beaucoup plus actuellement chez les enfants. Et comme les enfants qui font des formes graves souvent n'ont pas de facteurs de risques particuliers, c'est-à-dire que ce ne sont pas des enfants que l'on peut repérer à l'avance, il y a un bénéfice direct qui est donc de les protéger de ces formes graves.

Est-ce qu'on vaccine les enfants parce qu'aujourd'hui il y a 6 millions d'adultes éligibles qui refusent le vaccin ?

Non, ça n'est pas dans cet esprit-là que la recommandation a été faite. D'ailleurs c'est une proposition et le message c'est plutôt que les parents qui souhaitent faire vacciner leurs enfants entre 5 et 11 ans, c'est pour les protéger des formes graves pour eux-mêmes. On aura très peu d'impact sur la circulation du virus, au moins pour l'instant, parce qu’on n’attend pas une couverture vaccinale élevée. N'oublions pas qu'il y a des adultes qui sont immunodéprimés et que si, par la vaccination, on limite le risque que l'enfant transmette le virus, c'est une bonne chose. Mais ça n'est pas là-dessus que l'on compte pour protéger le reste de la population.

Le vaccin pour les enfants c'est un dosage particulier, beaucoup moins fort que le vaccin pour les adultes ?

Oui c'est un vaccin qui est divisé par trois par rapport au vaccin des adultes, qui est adapté au poids des enfants. Il a été testé et évalué chez les enfants et il est bien toléré. On a été très vigilants là-dessus, c'est pour cela que l'on a attendu d'avoir des données, que l'on appelle de "pharmacovigilance", suffisamment fournies pour ne pas faire prendre des risques aux enfants. On a plus de 5 à 7 millions de jeunes Américains de cet âge-là qui ont été vaccinés et les données que l'on a de la tolérance de cette vaccination sont excellentes.

Ces données dont vous parlez montrent que ce vaccin est sans risque pour les enfants ?

Il est avec des risques comme tous les vaccins. Il y a ces phénomènes de myocardites, qui sont des atteintes inflammatoires du cœur qui peuvent survenir mais qui sont toujours résolutives et semble-t-il moins fréquentes à cet âge-là que chez des enfants un peu plus âgés, notamment chez les adolescents. Ce risque de myocardites n'est pas complètement nul mais il est extrêmement faible.  

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