Covid-19 : des dizaines de pays incapables de continuer à vacciner faute de doses, alerte l'OMS

Ces pays se trouvent particulièrement en Afrique sub-saharienne, mais aussi en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie du sud, 

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La phase 1 du programme de vaccination contre le Covid-19 à l'hôpital Mbagathi, à Nairobi, Kenya, le 12 avril 2021.  (ROBERT BONET / NURPHOTO / AFP)

Des dizaines de pays sont incapables d'administrer la seconde dose de vaccins anti-Covid, faute de doses suffisantes, ce qui risque de déstabiliser durablement les campagnes vaccinales, a mis en garde l'OMS vendredi 18 juin. "Nous avons un énorme nombre de pays qui ont dû suspendre leur campagne de vaccination pour la seconde dose -30 ou 40 pays- qui auraient pu recevoir des secondes doses d'AstraZeneca par exemple et qui ne sont pas en mesure de le faire", a affirmé le docteur Bruce Aylward, chargé à l'OMS de superviser le système de distribution international Covax.

"L'interval (entre les deux injections) est maintenant plus long que ce que nous aimerions", a-t-il mis en garde, expliquant que Covax était en négociations directes avec AstraZeneca mais aussi le Serum Institute of India, qui doit fabriquer l'essentiel des doses pour covax, mais dont la production est interdite d'exportation face à l'urgence des besoins en Inde même.

La trajectoire des cas de Covid en Afrique "très inquiétante"

Un intervalle trop long entre deux doses peut faciliter l'émergence de variants plus dangereux ou contagieux. Selon  Bruce Aylward, ces pays se trouvent particulièrement en Afrique sub-saharienne, mais aussi en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie du sud, notamment les voisins de l'Inde comme le Népal ou encore le Sri Lanka, qui doivent affronter une sévère vague d'infections.

La trajectoire des cas de Covid en Afrique est "très, très inquiétante", a estimé de son côté le responsable des situations d'urgence à l'OMS, le docteur Michael Ryan, avec la diffusion de variants plus contagieux et un taux de vaccination dangereusement bas.

Pour l'instant, les partenaires de Covax essayent d'accéder à un maximum de doses qui sont cruciales pour la période de juin à septembre. Il a noté que les Etats-Unis avaient promis 80 millions de doses pour la période juin-juillet, mais l'essentiel du milliard de doses promis par le G7 ne seront disponibles que plus tard dans l'année et surtout en 2022.

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