Salariés absents : les entreprises prises de court

Beaucoup d'entreprises se sentent prises de court par les mesures déployées par le gouvernement pour enrayer l'épidémie de Covid-19. Elles se demandent comment elles vont fonctionner à partir de lundi 16 mars.

France 2

Couper les cheveux : une activité impossible à réaliser en télétravail. Un salon de coiffure, à Marseille (Bouches-du-Rhône), compte quatre salariés. La fermeture de toutes les écoles à partir de lundi 16 mars pose problème à Marthe Elkaïm, mère de deux enfants de 5 et 7 ans. Sans solution pour les faire garder, elle vient d'annoncer à son employeur qu'elle ne viendra pas la semaine prochaine. "Apparemment, il ne faut pas faire garder les petits enfants par les grands-parents. Je n'ai que ma mère maintenant, donc je ne sais pas. En plus on ignore combien de temps cela va durer et j'ai peur de perdre mon travail", révèle-t-elle.

Gérer au mieux

Son employeur, lui, essaye de gérer au mieux, au jour le jour. "La semaine prochaine, on a quand même quelques rendez-vous qui se sont pris. Donc avec une coiffeuse en moins, ça risque d'être compliqué", explique Serge Attia, gérant du salon de coiffure. À Wissous (Essonne), une entreprise d'événementiel compte 27 salariés. Un métier qui nécessite la présence de la plupart d'entre eux. Pourtant, certains ne viendront pas lundi.

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La "clause à l'italienne" négociée au départ à la RATP et à la SNCF sera généralisée aux fonctionnaires et salariés du privé nés entre 1975 et 2004. (VOISIN / PHANIE / AFP)