Raccourcir les vacances d'été pour lutter contre le Covid-19 :" Une très mauvaise idée, ingérable pour les familles", critique la PEEP

La Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public souligne que non seulement la période estivale n'est pas "propice" à l'étude mais que ce serait un véritable casse-tête pour les familles, notamment "recomposées".

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Radio France
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En été, on n'a pas la tête à étudier, selon la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP). (VANESSA MEYER / MAXPPP)

Myriam Menez, présidente de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public du Val-de-Marne et secrétaire générale de la PEEP de l’Académie de Créteil, a qualifié de "très mauvaise idée" la proposition de l’épidémiologiste Antoine Flahault d'allonger les vacances d'hiver et de raccourcir celles de l’été pour mieux lutter contre la prolifération du Covid-19.

Dans un entretien à l'Express publié lundi il dit que cette mesure est "la plus indolore, socialement et économiquement, et l'une des plus efficaces sur le plan sanitaire". Une proposition que Myriam Menez rejette totalement : "D’abord, il ne faut pas oublier qu’on est zonés pour les vacances de février. Donc, on ne ferait que démultiplier les problèmes. On ne va pas mettre tout le monde en même temps. Enfin, il y aurait un vrai problème. C'est ingérable pour les familles", a-t-elle estimé.

"La période estivale n'est pas du tout propice aux enseignements"

Myriam Menez pointe aussi des difficultés d’organisation pour les familles recomposées : "Il y aura un vrai problème pour la garde des enfants. Il y a déjà des familles qui, de ce fait, ont déjà réservé leurs vacances", souligne-t-elle. Myriam Menez estime que l’été n’est pas la meilleure période pour proposer un enseignement de qualité : "Quand on connaît bien le monde de l'éducation, on sait que la période estivale n'est pas du tout propice aux enseignements. Il y a un taux d'élèves absents qui est énorme. Dans le second degré, les enseignants sont mobilisés sur un certain nombre de procédures, d’examens, etc."

"On sait très bien que toutes les semaines qu'on mettrait sur juillet ou sur août seraient totalement perdues sur le plan pédagogique." 

Myriam Menez, secrétaire générale de la PEEP de l’Académie de Créteil

à franceinfo

Plus globalement, la représentante des parents d’élèves estime que les élèves sont très bien protégés dans les établissements scolaires : "Aujourd'hui, il faut être honnête, l'endroit où nos enfants sont le plus en sécurité c’est à l'école, les gestes barrières en France sont extrêmement bien mis en place et mis en œuvre. Ce n'est pas forcément le cas dans les autres pays et il ne faut pas l'oublier", a-t-elle déclaré. 

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