Pays-Bas : deuxième nuit d'émeutes après l'imposition d'un couvre-feu pour lutter contre l'épidémie de Covid-19

Des affrontements ont opposé la police anti-émeute à des groupes de protestataires dans plusieurs villes néerlandaises dont Amsterdam, la capitale, lundi soir.

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France Télévisions
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Des policiers interpellent violemment un manifestant à Rotterdam (Pays-Bas), le 25 janvier 2021. (MARCO DE SWART / ANP / AFP)

Plusieurs villes des Pays-Bas ont été le théâtre d'émeutes, lundi 25 janvier, pour la deuxième nuit consécutive. En cause : l'imposition ce week-end du premier couvre-feu depuis la Seconde Guerre mondiale, afin de lutter contre l'épidémie de Covid-19 dans le pays. Il est interdit de sortir de chez soi entre 21 heures et 4h30, et ce, au moins jusqu'au 9 février. Tout contrevenant encourt une amende de 95 euros.

Des affrontements ont opposé la police anti-émeute à des groupes de protestataires à Amsterdam ainsi que dans la ville portuaire de Rotterdam, où des vitrines de magasins ont été brisées et leurs marchandises pillées. Amersfoort (est), la petite ville de Geleen (Sud), près de Maastricht, La Haye ou encore Den Bosch ont aussi été secouées par des émeutes, ont rapporté la police et des médias.

Plus de 70 personnes avaient été arrêtées à 23 heures, selon la télévision publique néerlandaise NOS.

"Une confrontation est en cours entre la police anti-émeute et des jeunes qui leur lancent des feux d'artifice", avait indiqué un peu plus tôt dans un tweet la police de Geleen. A Rotterdam, la police a fait usage d'un canon à eau, a rapporté NOS.

Les "pires émeutes depuis quarante ans", selon le Premier ministre

Des images sur les réseaux sociaux montraient des émeutiers pillant un magasin à Den Bosch ou encore un photographe de presse frappé derrière la tête à Haarlem, après avoir été chassé par une foule en colère.

Lundi soir, les maires de plusieurs villes du pays ont annoncé qu'ils allaient instaurer des mesures d'urgence pour tenter d'empêcher de nouveaux troubles.

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre Mark Rutte avait condamné "la violence criminelle" des premières émeutes, dimanche, estimant qu'il s'agissait "des pires émeutes en quarante ans""Cela n'a rien à voir avec la lutte pour la liberté. Nous ne prenons pas toutes ces mesures pour rire. Nous le faisons car nous combattons le virus et que c'est pour l'instant le virus qui nous prend notre liberté", a ajouté le le chef du gouvernement, jugeant que "99%" des Néerlandais soutiennent les restrictions.

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