Covid-19 : le pass vaccinal doit être "un outil de contrôle d’une obligation vaccinale" pour un sénateur

L'élu PS Bernard Jomier, médecin généraliste de profession, plaide pour une obligation vaccinale pour tous, afin de protéger l'ensemble de la population. 

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Radio France
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Le projet de loi instaurant un pass vaccinal a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale, dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 janvier. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

"Nous ne sommes pas opposés au pass vaccinal, mais c’est un outil de contrôle", a déclaré jeudi 6 janvier sur franceinfo Bernard Jomier, médecin généraliste et sénateur apparenté PS, président de la mission Covid-19 du Sénat, précisant qu’il pourra être "l’un des moyens de contrôle d’une obligation vaccinale pour la population". Le sénateur examinera avec ses collègues à partir du lundi 10 janvier le projet de loi qui transforme le pass sanitaire en pass vaccinal, adopté dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 à l’Assemblée nationale

Pour lui, il faut imposer la vaccination obligatoire. "Le premier signal à envoyer est un message clair et simple : tout le monde doit se vacciner, on doit protéger les soignants et se protéger les uns les autres", a-t-il martelé. "Il faut être très clair, la loi qu’on va voter ne changera rien à la vague qui est en cours, c’est bien trop tard", a-t-il expliqué, précisant que le pass vaccinal reste un "outil utile"

Les contrôles d'identité "problématiques"

Bernard Jomier a estimé qu’il fallait "se projeter à plus long terme". "Il faut arrêter de légiférer dans l’urgence, même s’il faut s’adapter, cela est nécessaire", a-t-il avancé.

"Maintenant, il faut poser le principe de la vaccination obligatoire, qui n’a rien d’anormale, c’est une marque de respect." 

Bernard Jomier, sénateur PS et médecin généraliste

à franceinfo

Sur les modalités d’application de la loi, il a précisé qu’elles seraient au cœur des discussions au Sénat. "La loi sera votée probablement mardi ou mercredi", a-t-il estimé. Il s’est en revanche prononcé contre les contrôles d’identité dans le cadre des contrôles du pass. "C’est très problématique, et nous n’accepterons pas que des professions qui ne sont pas habilitées puissent procéder à des contrôles d’identité, c’est une limite à ne pas franchir", a-t-il averti.

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