Moselle : le SNES-FSU dénonce un manque de "cohérence" entre le discours d’Olivier Véran et les décisions prises ensuite

Le ministre de la Santé Olivier Véran a décrit une situation sanitaire inquiétante en Moselle lors de sa conférence de presse du 11 février. Le préfet du département a annoncé deux jours plus tard que les écoles resteraient ouvertes.

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Radio France
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Le ministre de la Santé Olivier Véran lors de la conférence de presse du 11 février 2021, à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

"Il n'y a pas de cohérence entre le discours qui a été tenu jeudi par le ministre de la Santé et les décisions qui ont été prises", a dénoncé samedi 13 février sur franceinfo Bruno Henry, secrétaire du SNES-FSU dans l’académie de Nancy-Metz, dénonçant un "feuilleton incompréhensible".

"Moi, je ne comprends plus rien. Je ne comprends plus quelle est la situation en Moselle", déplore-t-il. "On a eu jeudi soir un ministre de la Santé qui a été extrêmement alarmant et qui a provoqué une très forte inquiétude", puis vendredi, "de nombreux élus locaux se sont répandus et nous ont expliqué que la décision de la fermeture des écoles était prise", avant ce samedi, que le préfet n’annonce que les écoles resteraient ouvertes.

Des mesures pas assez protectrices

"On nous dit que les variant sud-africain ou brésilien s'attaqueraient de manière plus forte aux élèves. Donc, il faut des mesures plus importantes", demande-t-il. Bruno Henry dénonce un nettoyage et une désinfection "pas toujours au top dans les établissements. Pourquoi ? Parce nous manquons de personnel", ou une aération qui dépend "de la bonne volonté de l'enseignant".

"Il y a un ras-le-bol dans les salles des profs", ajoute-t-il, face à "un gouvernement qui semble un peu minimiser la situation."

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